‹ Magnétisme et hypnotisme: exposé des phénomènes observés pendant le sommeil nerveux provoqué auChapitre 14 sur 114 · LE FLUIDE UNIVERSEL · texte numérisé non relu

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pulsion à ces idées, et quand le physicien anglais Gilbert eut publié son livre : Du magnétisme^ on crut reconnaître dans cet agent le principe universel de toutes choses.

Au xvi® siècle, Goclenius écrivait un traité de la cure magnétique des plaies.

Van Helmont^ son élève, professa les mêmes idées, publia un livre sur le même sujet, et défendit avec génie la cause de la médecine magnétique.

En Angleterre, Robert Fludd (1638) soutint avec éclat la doctnne du magnétisme dont il admettait de nombreuses catégories, positives, négatives, spirituelles, corporelles.

Le jésuite Kircher, savant physicien, tout en condamnant la médecine magnétique de son époque (1) qui ne reposait que sur des faits merveilleux absolument hypothétiques, comme la cure des plaies opérée parles vertus sympathiques des onguents dont nous avons parlé, ou encore la transplantation des maladies, considérait l'univers comme un tout « dont les parties sont liées et entraînées par une puissance attractive et répulsive, semblable à celle de Taimant (2) j>. Il admettait de nombreuses espèces de magnétisme, celui du soleil, de la lune, des planètes, des éléments, des métaux, des plantes, des ani-

il) Pour guérir les plaies avec Vonguent vulnéraire de ParaceUe, il suffisait de se procurer du sang du blessé, d'en enduire un morceau de bois et d'en toucher l'onguent, qui de cette façon n'avait pas besoin d'être fréquemment renouvelé. Avec Yonguent des armeSf les choses allaient plus simplement encore : On se contentait d'en oindre le fer qui avait iait la blessure qu'il s'agissait de guérir.

Pour transplanter les maladies, il suffisait de faire avaler à un chien des excrétions ou des liquides morbides du malade, et le chien prenait sa maladie.

(2) L. Figuier, Histoire du merveilleux, t. III, p. 115.

maux. Ce dernier reçut même de lui en grec, le nom de Magnétisme animal longtemps avant que Mesmer songe&t à ressusciter Texpression et à se Tapproprier.

Wirdig, professeur de médecine à Rostock, généralise encore en la modifiant la doctrine de ses devanciers. Tout est soumis à la puissance du magnétisme. Par lai s'expliquent tous les phénomènes, la vie et la mort, Toute la nature est peuplée d'esprits, et le magnétisme résulte de leurs rapports de sympathie ou d^antipathie:. Il développa (1) cette doctrine qui fait encore de nos jours les délices de quelques illuminés.

On le voit par le court exposé qui précède, Mesmer, ce Christophe Colomb dû magnétisme, comme l'appellent ses partisans, n'en fut pas même TAméric-Vespuce : Il n'a rien découvert, rien inventé. La seule chose qui loi appartienne en propre, la première aussi que ses adeptes s'empressèrent de mettre de côté, c'est Tensemble des pratiques qu'il mettait en œuvre dans Tapplication de son système, et dont nous allons bientôt nous occuper. Mais revenons d'abord sur les débuts du mesmérisme.

Mesmer commença par appliquer son système à Vienne en s'adressant aux maladies déclarées incurables. Bientôt il annonça des succès merveilleux qui furent accueillis dans le monde médical avec la plus grande incrédulité. Il fit devant les médecins des expériences dans lesquelles» s'attribuant une sorte de rôle surnaturel, il prétendait posséder seul et pouvoir communiquer à volonté aux

(1) Wirdig, Nova medicina spirituum, Hamburg, 1673.

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