AGENTS PSYCHIQUES
aperçoit la voleuse la main dans le tiroir aux photographies. Il 8*approche, elle ne bouge pas. Le bruit du gong percuté dans la salle voisine Tavait frappée de catalepsie, au moment môme où elle commettait son larclo.
11 existe tout un ordre d'agents hypnogéaiques que Ton peut di^pelev psychiques*
On sait que certaines émotions violentes comme la frayeur, par exemple, amènent parfois, en dehors de toute expérimentation hypnotique, la catalepsie ou la léthargie. Les auteurs rapportent de nombreux exemples de ces accidents produits par la foudre (1). M. DumontpalUer a communiqué à la Société de biologie le casd*une malade de son service que la frayeur avait plongée en léthargie.
Elle était dans un état nerveux très analogue à la phase léthargique de Thypnotisme expérimental. On constatait chez elle le phénomène de i'hyperexcitabilité musculaire, mais l'activité du sens de Touïe était conservée, ainsi que la mémoire. Réveillée par la seule action du regard sur ses paupières abaissées, elle put rendre compte de ses impressions, de son complet anéantissement et de son impuissance à entrer en communication avec le monde extérieur pendant sa période de mort apparente (2).
Mais l'action hypnogénique d'une impression morale vive et inattendue ne peut guère, on le comprend, ôtnî utilisée à titre de procédé expérimental.
Nous avons déjà à plusieurs reprises signalé riasistance
(1) Voyez Sestier, De la foudre, Paris, 1866.
(2) Dumontpallier, Comptes rendus de la Société de biologie, Z juin
qu*apporcent les expérimentateurs à réclamer de h sujets une concentration obstinée de leur attention ridée du sommeil. Ce n'est pas sans un puissant m qu'ils insistent sur ce point ; c'est qu'à elle seule, c concentration de la pensée suffît pour isoler le suje monde extérieur et placer le cerveau dans un état qu'il reste fermé aux excitations sensorielles et conséquent dans les conditions les plus favorables production du sommeil. L'état psychique de Thoii plongé dans une méditation profonde n'est pas \ analogie avec le début du sommeil h^^notique; oi peut aussi rapprocher l'extase que déterminait < nombre de religieux et religieuses des époques fervei la contemplation intérieure.
L'attention expectante, c'est-à-dire l'attente d'un ] Qomène, la croyance en sa production prochaine — < le cas actuel l'attente du sommeil hypnotique — s pour le provoquer chez certains sujets. L'idée s qu'ils seront hypnotisés amène le sommeil chez ceux sont entraînés par la répétition des expériences, i surtout qui ont foi en la puissance de l'opérateur € sentent incapables de se soustraire à son influence. "^ quelques exemples empruntés à MM. Bournevill Regnard.
Une malade de la Salpétrière, persuadée que l'un de nous sur elle un pouvoir particulier, tombait hypnotisée, quel qu l'endroit où elle le rencontrait. Un jour qu'en plaisantant o avait fait croire qu'elle serait subitement endormi*^, par /a voi au milieu d'une cérémonie publique, elle préféra ne pas se r( à cette cérémonie, tant elle était persuadée que la chose étai manquable.
Une autre fois, nous disions à une malade que, de chez i ""*^U8 l'endormirions à trois heures du soir. Dix minutes après,