TROUBLES DE LA. SENSIBILITÉ
ment. Après suggestion, tout contact deviendra douloureux, des fourmillements seront ressentis, ou bien le «ujet éprouvera une sensation anormale de froid ou de chaud, à laquelle correspondra la contraction ansérine du derme ou la sudation de la partie afTeclée.
Les fonctions des sens sont susceptibles d'être altérées par simple affirmation. Pour la vue, on produira Tamblyopie, la dyschromatopsie, ou Tachromalopsie complète. Inversement, Texaltation de l'acuité visuelle peut être déterminée dans de certaines conditions. MM. Bernheim et Charpentier avaient, chez un amblyopique, obtenu une amélioration considérable de la vision à l'aide d'un courant électrique interrompu auquel on adjoignait la suggestion hypnotique. A Tétat de veille, en opérant par suggestion en même temps qu'on simulait l'applicad'un appareil électrique^ on obtint une acuité visuelle supérieure à la normale.
Chez un jeune garçon de quatorze ans hypnotisable, M. Bernheim constate que la vision est normale. Il lui dit pendant l'état de veille : « Tu vois très bien de l'œil gauche; tu vois mal et seulement de très près de l'œil droit. » Il lui fait lire ensuite des caractères d'imprimerie de trois millimètres de hauteur; Tœil gauche les lit à quatre-vingts centimètres, 1 œil droit à vingt-quatre centimètres seulement. Par suggestion, il transpose les phénomènes. Alors l'œil droit voit très clair, et la vision de Tœil gauche se trouve considérablement affaiblie.
Chez le même sujet, dont Touïe est très bonne, la surdité partielle est produite à volonté d'un côté ou de l'autre, puis la surdité complète d'une oreille, enfin la surdité totale des deux oreilles.
Le transfert des troubles moteurs et sensitifs est non seulement susceptible d'être opéré par voie de suggestion,
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maîseEcare par rinffuenceaeslhésîogémqoedes aimants. L'application d'un afmaat produit le transfert des paralysies, des contractares et de Tanesthésie déterminées par suggestion. Un objet simulant parfaitement un aimant véritable, reste sans effet. Pour éviter toute canse d'erreni et les effets suggestifs involontaires, les deux appareils, le vrai et le faux, devront être dissimulés sous un linge. Toutefois, pour détraire Teflet de cette expérience, il suffit de faire croire au sujet qu*on lui applique l'aimant véritable^ alors que c'est le faux : le transfert s'opérera encore, mais cette fois par suggestion.
Les hatlucinations par suggestion à l'état de veille peuvent être facilement provoquées, tandis que les illusions sensorielles ne semblent pouvoir Têtre que pins difficilement, ce qui s*expliquCTait par ce fait que Tindivido étant éveillé, rexerdce normal et spontané des sens corrige les erreurs suggérées quant à la forme^ les dimensionSy la couleur, ou les autres qualités des objets.
On suggérera à un sujet de vue d'une personne indifférente ou amie : cette hallucination pourra durer plus ou moins longtemps ou être modifiée, transformée en ane autre, ou effacée complètement sur une simple injonction. Un somnambule de M. Bernbeim, dont nous avons parlé, reçoit à Fétat de veille toutes les ballucinations qu'on lui suggère; on lui dit : « Allez à votre lit, vous y trouverez un panier de fraises. » Il y va, trouve le panier imaginaire, le tient par Fanse, mange les fraises, absoliunent comme nous Favons vu faire après Fbypnotisation.
L'ouïe, le goût, Fodorat peuvent être influencés dans les mêmes conditions.
Il est même possible, d*après M, Bottey (4), de provo-
F. Bottey, Magnétisme anhnai^ p. I2î.