‹ Magnétisme et volontéChapitre 4 sur 12 · LA FORCE-PENSÉE · texte numérisé non relu

LA FORCE-PENSÉE

De toutes les manifestations de la Force, la pensée t h^aine est la plus grande, la plus rayonnante.

°n Sait !Pe la p€nsée €st la faculté de combiner de i: lrnode\lâéés’ de se représenter des images . En

pensée' uSSGZ dlfflcüe à définir, car tout n’est que

pensee dans 1 univers. Supprimons la pensée et aussitôt nous produisons le néant. Le visible en effet

■ ruisau^outete0nnrde rinliSïble ' chose facile d admettre Slie *out en ce monde est le résultat de projets ou d idees plus ou moins menées à bien ou avortées

mphZi3, d6UX choses pien distinctes dans la pensée •

élém1™sü\t[fet1dWnnSaeu(JSt1 tou/totetet eT^é*’ Sa puissance de propagation provient de l’énergie em ployee pour produire des vibxations. °1G Gm'

La pensée qui a pour principal instrument le cerveau

sswszvssi srr

-sa iwsi — »°v — ras? üa?» sxr »*

tea.e, ; cette torce prtS TSS iLuT^Z

précision et une sagesse admirables aux fonctions de la vie végétative : respiration, digestion, circulation... à tout ce qui est commun aux plantes et aux animaux.

Le subconscient.

Une autre réserve considérable de forces est le subconscient, qui possède un lot immense d’acquisitions : efforts, gestes, expériences, habitudes, souvenirs endoimis ce que nous avons su et tout ce que nous croyons avoir plus ou moins complètement oublié. Nous cherchons vainement un mot, un nom, une date, un fait, cependant nous sentons confusément que ce nom °u cette date est en nous, en quelque repli cacne de la mémoire... Sans doute, ce mot est quelque part. Ou donc ? Dans le subconscient. Demain, en nous réveillant, ou dans quelques minutes, au moment le plus inattendu, il surgira tout net des limbes ou il était enfoui pour réapparaître sur l’écran de notre pense .

Avoir de la mémoire, c’est avoir des souvenirs à la disposition de sa volonté. Mais il est impossible a l’homme d’oublier. Mille événements peuvent et doivent tirer un voile entre la conscience présente et, les secrètes inscriptions de l’âme ; des accidents de même nature peuvent aussi le déchirer ; mais, voilee ou découverte, l’inscription reste toujours gravée. Aussi bien, les étoiles paraissent s’enfuir devant la lumière du soleil, lorsque cette lumière se place entre les astres et nous,’ pareil à un grand rideau.

Ainsi, des couches innombrables d’idées, d’images, de sentiments sont tombés successivement sur notre cerveau aussi doucement que la rosée du matin, n a semblé que chacune ensevelissait la précédente. Mais,

aucune, en réalité, n’a péri. .

Notre pensée est pleine d’images : elle ressemble a. un écran do cinéma sur lequel se projéteraient nos souvenirs, nos désirs, nos rêves, nos résolutions.

Pasioar.

Avez-vous réfléchi un instant à ce prodigieux phéno- 1

mène : Penser 1 . ,

Rien qu’un peu de matière blanchâtre où le sang afflue aurait le pouvoir de saisir les impressions, de les

âÙf&lÊISt '

fixer, d'évoquer à son gré les images absentes, de ressusciter le passé, d’imaginer l’avenir ? Rien qu’un peu de matière et tel lambeau contiendrait des billevisées et tel autre, au contraire, sérieux et sage, analyserait, comparerait, jugerait ? Celui-ci se souvient, dit-on ; celui-là prévoit,, invente, cependant que chaque lambeau, encore divisé en un nombre indéfini de petites cases indépendantes, fonctionne, tel un clavier sous les doigts d’un invisible virtuose. Et les notes se correspondent, s’harmonisent ; une couleur appelle une idée; il est des sons qui arrachent des larmes ; puis aussi 'tout danse dans un tourbillon de formes insensées. Ouvrez le crâne : de la boue et du sang.

Folie 1

Non, les idées ne sont pas emmurées ; les charmeuses et les terribles vont et viennent, irradient, absorbées par le cerveau qu’elles traversent sans s’y coaguler. Ce sont de véritables reines ayant pour esclave un instrument merveilleux : le corps humain.

Une curieuse expérience.

Dans les expériences de somnambulisme, lorsque le sujet a passé de l’état cataleptique à l’extase, .suggérezlui une pensée quelconque, une pensée religieuse, l’idée de la Vierge, par exemple. La physionomie revêtira aussitôt, comme chacun le sait, une expression de ravissement, de béatitude d’une beauté incomparable... Alors approchez-vous et regardez attentivement les yeux du sujet qui paraît inondé d’un bonheur supraterrestre. Au milieu de la prunelle, vous verrez renversée une petite image de la Vierge, telle qu’on la représente ordinairement dans les livres de piété.

Comment expliquer ce phénomène, si la pensée de l’extatique n’avait pas été projetée au-dehors ?

Le dit phénomène n'est, donc pas aussi subjectif qu on le croit généralement. D’ailleurs, on le rencontre encore dans certains cas d’hallucination, et cela prouve de façon irréfutable : 1° que la pensée, synonyme d image, n est pas enfermée dans la boîte crânienne comme un poisson dans un bocal ; 2° que la pensée, ainsi suggérée, est capable d’emprunter une matière fluidique à la substance universelle pour constituer une image sensible qui vient se fixer sur la rétine du voyant ou de la voyante.

Nous croyons — mais ceci est une opinion purement personnelle — que les phénomènes de matérialisation (phénomènes-objectifs) ne se distinguent des phénomè- * nés subjectifs : rêves, visions, etc., que par l’emploi par le médium d’une plus grande quantité de subs- : tance ; mais, naturellement, c’est toujours l’Idée qui modèle la Matière.

Les localisations cérébrales.

Une autre preuve de l’indépendance de la pensée visà-vis du cerveau, c.’est l’échec de la théorie des locali- 1 sations cérébrales. Il n’est plus du tout démontré que j l’aliénation mentale est le résultat d’une lésion des | centres nerveux.

Le docteur Geley, dans la Bevue métapsychique des '> mois de janvier-février 1922. cite le fait suivant :

« Uu jeune homme, Louis R..., aujourd’hui jardinier près de Paris, avait subi l’ablation d’une partie consirable de son hémisphère cérébral gauche (substance | corticale, substance blanche, noyaux centraux) et pourtant il était resté intellectuellement normal en dépit ■ de la privation des circonvolutions considérées comme | sièges de fonctions essentielles.

« Des cas analogues, dont plusieurs sont restés clas- ; siques, ont été publiés un peu partout.

Le « toucher à distance ».

Enfin, les sens eux-mêmes, par lesquels nous sommes en rapport avec le monde extérieur : la vue, l’ouïe, etc.; • peuvent être remplacés faiblement, il est vrai, mais » remplacés dans une certaine mesure, par une faculté J que nous appellerons le toucher à distance, faute de | trouver un autre mot plus exact pour le définir.

Parlons d’abord des aveugles.

Lorsque je visitais, il y a quelques années, 1’inStit.ulion des sœurs aveugles de Saint-Paul, au 88, de la rue ; Denfert-Rochereau, je tombais en pleine récréation. |

Quel entrain au plaisir chez les petites aveugles !

Et comment croire à leur terrible infirmité, en les voyant aller et venir, courir, se poursuivre gaiement au milieu des arbres du jardin, sans s y .heurter. * D'aucunes, moins turbulentes, sautaient à la corde avec

une adresse qu’auraient pu envier les plus dégourdies de nos écoles primaires.

Toutefois, ce qui m’a paru le plus surprenant est le jeu de collin-maülard.

Dès que l’aveugle a le front enveloppé d’un mouchoir ou d’une serviette, il devient incapable de se diriger. En un mot, pour aveugler un aveugle, il suffit de lui «lettre un bandeau sur les yeux ou au-dessus des yeux, et, en disant cçla, je parle des aveugles qui vivent dans tes ténèbres complètes, dont le nerf optique est paralysé, le cristalin anéanti.

Une sœur aveugle, qui a la direction de la classe de musique, m’a fait cette confidence :

« Je circule dans toute la maison et le jardin avec autant de facilité que si j’étais voyante, mais si je rabats sur mes yeux le voile d’étamine rëplié sur ma tête, je ne sais plus où je vais.

De même, le sens du toucher à distance, s’émousse ou se perd lorsqu’il y a beaucoup de bruit, car la même sœur ajoute :

— Si je me trouve à une distance peu éloignée de la cloche qui sonne, je ne sais plus bien me conduire, et je suis obligée d’attendre l’expiration de la dernière note avant de continuer mon chemin. Il en est de même lorsqu’il fait, un grand vent.

Ainsi, le tact, spécial aux aveugles s’oblitère ou disparaît. lorsque le front est couvert ou lorsque certaines vibrations auditives viennent trop fortement frapper le cerveau. Ce serait près des sourcils, autour des yeux, et surtout entre les yeux, à l’endroit occuné par la glande pinénle (nommée par les Hindous : œil de Siva) que se produirait cette impression dont la délicatesse est pour nous, voyants, un mystère.

a au?Sl des aveuKles-nés qui sont sourds,

muets Fh h.S0Urds fie naissance, par conséquent, muets. Eh bien, les malheureux ne sont pas entière-

+anS leur nu1t f’ùeque et dans le silence Us perçoivent certaines vibrations musicales. On .les

,dTe vfn faisant' comprendre les significations du toucher ; ils émettent des sons articulés parlent notre langage. D’aucuns jouent très bien du piano Plusieurs ouvrages ont été écrits sur les aveugles

T™8 lcs aWc"rs oow «l'accord tZ ■ q«ue ces êtres de désolation, ont souvent malgré leur infirmité quasi totale, une belle intemgénTe Kde

l’instruction, et des dons spéciaux qui leur permettent de jouir de la vie. Leur nuit est éclairée par une lumière intérieure,

Los organes invisibles.

De pareils déshérités existent, Allez-les voir, observez-les attentivement. Alors, vous comprendrez qu’à côté des organes normaux : nos sens connus, il en existe d’autres, invisibles, et qui remplacent dans une certaine mesure et suivant un certain mode, ceux qui ont été détruits. La théorie du corps astral et du double éthérique peut-elle donner une explication plausible à cette substitution. Pure hypothèse, dira-t-on. Non, cette hypothèse n'est pas aussi arbitraire qu on poui-

rait le croire.

jadis on prétendait que l’Intelligence ne pouvait rien savoir rien comprendre, rien découvrir que par les sens Ils sont — disait-on — les uniques pourvoyeurs, les seuls intermédiaires entre l’universelle nature et elle Elle ne travaille que sur les renseignements fournis par eux, et ils ne peuvent eux-mêmes les recueillir que suivant leurs qualités, leur sensibilité, leur force et leur finesse. Ainsi, la valeur de la pensée aurait évidemment dépendu d’une façon directe de la valeur des organes, et son étendue aurait été limitée par leur nombre.

Ceci n’est que relativement vrai car, comme nous l’avons démontré, l’absence des trois sens, les plus importants, n’entraînent pas la perte de 1 Intelligence L’âme possède des organes immatériels qui suppléent, jusqu’à un certain point à la destruction des organes corporels.

Il faut surveiller et diriger sa pensée.

Donc la pensée n’est pas aussi intimement liée à son instrument ordinaire : le cerveau, qu’on se 1 imagine. Cette pensée, on doit la surveiller et la conduite. Sa doute, la raison indique le chemin à prendre, en-

core pour bien mener le singulier aunage qui symbolise notre destinée, il faut que la main du cocher tienne solidement les rênes ; la passion P0''^nt (Ure repre sentée par des chevaux qui iraient a 1 aventure si» n’étalent pas bridés et dirigés.

Ayons la clef de notre maison.

Ordinairement, en effet, nos pensées flottent au gré des impulsions ; elles vont et viennent, transtoiment perpétuellement notre mentalité. Il est très difficile de penser avec fixité. D’habitude, nous ne savons pas penser, nous ne sommes que des miroirs réfléchissant la pensee d’autrui. Nous reproduisons les pensées du monde où nous vivons, de la nation dont nous faisons partie, nous reproduisons les idées de nos ancêtres en subissant les influences de l’hérédité ; c’est une reproduction perpétuelle. Mais la pensée définie, forte, lucide, personnelle, est chose rare. La raison, qui nous empêche de penser par nous-rnême, est la difficulté que nous éprouvons à chasser les idées extérieures qui assiègent notre mental. On pourrait comparer notre cerveau à une maison ouverte à tous ceux qui' ont envie d’y entrer, maison dont, seuls, nous n’avons pas la clef.

■ Ayons la clef de notre maison.

Page 1