‹ Magyars et Roumains devant l'histoireChapitre 182 sur 232 · LA POUTIQUE DE LA RÉACTION · texte numérisé non relu

LA POUTIQUE DE LA RÉACTION

Personne ne comprit mieux la valeur de la constitution hongroise que le prince de Metternicliy le fameux chancelier autrichien. Lui, Tauteur de tant de traités d'alliances éphémères, le signataire de tant de combinaisons diplomatiques louches, Toracle vieillissant du « Congrès de Vienne » se rendait parfaitement compte de la somme de sagesse profonde, de moralité et de vitalité politiques qu'elle contenait, étant le produit de Tunion de la légitimité avec la liberté, de la légalité la plus intransigeante avec les aspirations nationales les plus élevées, défiant les injures du temps , entretenant le patriotisme le plus pur et portant dans ses flancs un monde nouveau. C'était tout à fait la contre-partie de son œuvre condamnée d'avance à disparaître, de ses expédients mesquins, de ses complots ténébreux. Jaloux de ses perfections et conscient de sa propre impuissance, il lui voua une haine implacable, non seulement comme champion de la réaction mais aussi comme politicien infatué de lui-même et blessé dans son amourpropre par la résistance vigoureuse et inattendue de la /fowgrie.

De là son plan de campagne politique longtemps et savamment étudié dans lequel il fait converger sur cette dernière, en dehors des forces intellectuelles et économiques des pays héréditaires, celles dont il peut disposer à l'étranger grâce à son prestige personnel ; de là ses actes arbitraires froidement et cruellement exécutés, par lesquels il espère exaspérer les Magyars pour leur faire commettre des illégalités à leur tour. Quant à lui, il use de tous les moyens que n'interdit pas formellement la constitution et qu'il se platt à inventer avec la satisfaction d'un artiste, sous prétexte de servir les idées monarchiques, de maintenir l'équilibre européen : son arme

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