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CHAPITRE III

LA PRÉTENDUE ORGANISATION MILITAIRE (ePOCA MIUTARA) DES ROUMAINS

Résolus à poursuivre le développement de la théorie de l'origine dactque à travers l'histoire tout entière de leur race, les historiens roumains ne craignent pas de découvrir les traces de l'organisation militaire romaine dans les institutions politiques médiévales du peuple roumains. Avec Nicolas Densusi'ano (1) à la tète, ils voient dans les Roumains tant sur la rive droite que sur la rive gauche du Danube un véritable peuple légionnaire, A les entendre, sa vie publique se manifeste dans des entreprises militaires s'étendant, d'un côté, jusqu'en Sicile et en Brandebourg et, d'un autre, jusqu'en Bosnie et jusqu'en Crimée^ sans parler de la place glorieuse qu'il occupe dans Tarmée de l'empire d'Orient d'après le dire des auteurs byzantins eux-mêmes. Et cette prédilection pour le militarisme est commune à tout l'élément roumain, quels que soient l'endroit qu'il habite et le gouvernement sous lequel il vit.

De là cette analogie dans les conditions sociales de tout le roumanisme. Les contrées roumaines ont pour chef en deçà et au delà des Carpathes un vayvode ou bàn ou capitaine investi de droits administratifs et jusqu'à un certain point judiciaires aussi . Quant au peuple, il est divisé en trois castes : en boyards, c'est-à-dire en soldats de rang élevé; en ke'/ier., c'est-à-dire en capitaines de districts et en paysans, à qui incombait la défense des villes et, au besoin, le service en rase campagne.

Au commencement, on divisa les vayvodies situées soit audelà de voit, soit en Hongrie ou en Transylvanie^ en plusieurs hénczies ou districts. C'est ainsi que l'on recontra les kénézies de Jon, de Farkas et de Lirtioy dans le Szôrény, celle de Petru à Méhadia et celles de Jon, de Sandrin et de Stefan encore, qui

(1) Nie. DiNsusiANO, Revolutiunea lui Hora^ 1884. Chap. intitulé : Romani in epoca miiitara.

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