‹ Magyars et Roumains devant l'histoireChapitre 61 sur 232 · LIVRE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DEUXIÈME

suprême dont la famille des Hunyadi pouvait se féliciter^ il ne soit pas entré pour une part, à côté du mérite extraordinaire de ses membres, cette origine relevée aussi. Rechercher à quel degré de parenté se trouvaient les Hunyadi avec la branche danestienne des Bassarab ne peut pas entrer dans le cadre de ce travail. Mais en admettant Thypothèse, on a l'explication de quel droit les documents de Jean de Hunyad et de son fils, le roi Mathias^ cités par Kaprinay [i)^ parlent des MaranovitSy a souverains de V Albanie et de la Thessalie » , comme de leurs parents bien-aimés.

Au dem curant, Torigine de ses enfants importe peu à la Hongrie, pourvu qu'ils lui montrent un attachement filial inébranlable. Tai^t mieux si le génie roumain lui donne un grand capitaine tel que Hunyadi eile génie serbe un grand poète tel que Petœfi. Le principal est qu'ils veuillent être citoyens de la patrie hongroise et qu'ils s'en glorifient en partageant ses joies et ses peines, en se rendant solidaires de sa bonne et mauvaise fortune. La grandeur d'une race réside précisément dans son expansibilité qui, à l'intérieur, ne peut se manifester qu'au moyen de l'absorption des éléments étrangers. Et que cette absorption n'est nullement artificielle ou forcée en Hongrie, les Hunyadi et les Petœfi le démontrent par leur ardent patriotisme hongrois, qui les identifie aux Magyars pur sang au milieu de qui ils vivent et meurent pour la civilisation et la liberté!

(1) KàPRiffâY, Istoria diplomatica, II, p. 559 à 569.

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