‹ Magyars et Roumains devant l'histoireChapitre 68 sur 232 · I.IVIIE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

I.IVIIE DEUXIÈME

et ont fait les aveux, qui suivent, de vive voix et d'une manière concordante. »

« Les Magyars et les Roumains demeurant en Transylvanie sur les propriétés de quiconque d'une part : parce que le R. P. en Christ Monseigneur Georges Lépes ne voulant pas recueillir la dime à lui due de la part des habitants Magyars en dinars de monnaie courante n'ayant pas beaucoup de valeur, l'a laissée s'accumuler presque trois ans et aurait voulu l'extorquer maintenant en argent fin et pesant; et ensuite en les frappant publiquement et indignement à cause du non-payement des dîmes — il les a injustement mis en interdit, pendant la durée duquel les susnommés ont dû enterrer en dehors de l'église et du cimetière leurs parents, sœurs, fils et filles ainsi que leurs autres parents morts sans être nourris du Saint Sacrement et des autres sacrements de l'Église, avec le cœur ulcéré et la douleur la plus amère; ensuite leurs sœurs et filles ayant été mariées à Tencontre des règles et des us de l'Église romaine cl catholique de la manière la moins usitée dans l'Église; d'aulre part, parce qu'ils étaient traités par. leurs seigneurs comuïe des esclaves achetés, car s'ils voulaient s'éloigner de la propriété de quelqu'un pour aller ailleurs, pour y habiter, ils en étaient empêchés même au prix de leur bien et de leur avoir ; en raison et par suite de quoi pour la réacquisition des franchises anciennes, données et accordées à tous les habitants de cette patrie hongroise par les saints rois, s'étant réunis sur la montagne de Baboina dans les environs d'Alparét avec l'intention bien arrêtée entre eux et s'étant sérieusement consultés au sujet de leurs affaires, ils firent demander par leurs mandataires le plus humblement possible à leurs seigneurs qu'ils leurs maintinssent lesdites franchises des saints rois. »

ft Leurs seigneurs se bouchèrent les oreilles; ils n'écoutèrent pas leur demande et ayant été pris par Ladislas Csaky, vayvode de la Transylvanie, leurs mandataires furent décapités et coupés eu morceaux; ensuite il les attaqua avec les troupes de vice-vayvode et des deux ispan sicules, et dans la bataille il tomba une grande quantité d'hommes de part et d'autre. «

a Enfin, avertis par une inspiration bienveillante de Dieu puissant, quelques nobles qui craignent Dieu, et des hommes éclairés par la grâce du Saint-Esprit, venant de la part des mêmes nobles et habitants du pays et qui s'e'taient entremis pour faire la paix entre les deux partis après l'adoucissement de leurs cœurs, arrivèrent à la conclusion de la paix et de l'entente complètes; mettant de côté tout ce qui fut fait contre les uns et les autres, ils prirent à Tunanimitc les résolutions et les décisions suivantes qu'ils doivent exécuter scrupuleusement, sous peine de devenir parjures, en déclarant hautement qu'ils ne veulent nullement nuire par ces décisions ni à Dieu et à sa Sainte Église, ni à la sainte couronne, nia leur seigneur naturel, Sa Majesté le roi de Hongrie Sigismond, ni aux droits de la couronne; mais seulement ils veulent reconquérir de nouveau, tout en gardant leur fidélité envers le souverain, les franchises jadis concédées par les saints rois et maintenant considérablement diminuées et complètement abolies par l'introduction d'une foule d'abus; cependant ils ne voulurent jamais et ne voudront dans Tavenir non plus résister, causer du mal ou nuire au seigneur du royaume, aux nobles et aux personnes distinguées et revêtues de quelque dignité de l'Église. »

... « Au moment où Ton recueille la dîme épiscopale, ni les membres de la famille de 1 évèque ni ceux du parti des nobles ne doivent dimer; mais prendre la neuvième soit à son propre serf, soit à des agriculteurs ou viticulteurs étrangers, ne doit être permis à aucun magnat, noble ou à aucun autre propriétaire non plus. N

« Et comme le dépouillement violent et l'oppression des habitants du pays proviennent de ce que ceux qui désirent déménager pour habiter ailleurs ae {>euvent pas s'éloigner, même après avoir«té dépouillés, il a été décidé que les hommes qui sont en liberté après avoir payé leurs dîmes etleurs dettes, puissent s'en aller partout où ils veulent, librement et sans être molestés. »

tt Or si quelqu'un des nobles voulait empêcher ou dépouiller de ses biens un serf étant dans ces conditions et dési* reux de déménager atliears, ^^il moii 4aimdamné à payer trois

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