‹ Mahé de la Bourdonnais et la Compagnie des IndesChapitre 45 sur 71 · CHŒUR GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

CHŒUR GÉNÉRAL

Beau soleil de notre hémisphère,

Pour un instant, suspens ton cours,

De tes plus purs rayons, éclaire

Les traits chéris de notre père l

Et sur son front laisse toujours

Une couronne de lumière. l

Citons aussi, ces jolis vers placés dans la bouche de la Bourdonnais, par un autre poète local (1) :

... Grâce à vous, colon généreux.

Je revois enfin votre rive, Mon île de France, aux cieux bleus.

Ma fille modeste et naïve.

Dieu I je ne la reconnais pas :

Sur son corps, la soie étincelle Et l'or brille autour de ses bras !

Oh I mes amis, ce n'est plus elle.

JadiS; il me semble la voir, Elle avait pour toute parure.

Sur son sein un petit mouchoir, Un^ fleur dans sa chevelure ; Et sous sa robe de guingan Se cachait, je me le rappelle.

Son pied nu, gracieux et blanc Oh ! mes amis, ce n'est plus elle...

(1) Cette poésie signée G. P. est attribuée à M. Cliarles Pérey, père, connu pour ses spirituels feuiUetons, dans le journal de Maurice, le Cernéen. EUe fut publiée dans la « Commercial Chu^ettç * du 30 août 1859 (ancien journal de Vile

GLORmCATlON t>0£&tHUMË l8d

Ingrat !... Ah ! c'est elle, toujours, Elle, la même que naguère.

Me souriant sous le velours, A Tombre d'une autre bannière.

Je la reconnais, maintenant.

Des pleurs argentènt sa prunelle.

Ses bras s'ouvrent, en me voyant I Oh I mes amis, c'est toujours elle I

Enfin, les années dernières, sur l'initiative du comité des Souvenirs historiques, Maurice, dans des fêtes inoubliables, célébrait le bi-centenaire de son glorieux fondateur.

Sur la proposition de M. de Froberville, membre de ce comité, dans une réunion tenue, au Réduit, le 9 décembre 1896, sous la présidence du gouverneur, sir Hubert Jerningham, le projet des fêtes était arrêté et soumis, au mois d'août 1898, à l'approbation du gouvernement. Celui-ci, bientôt, y donnait son adhésion, et la date du 11 février 1899 était alors choisie pour le jour de la fête.

Cependant, en raison de la saison chaude, les fêtes furent bientôt reportées au 22 août de la même année, époque qui est la saison fraîche, durant laquelle les familles descendent en ville pour jouir des distractions hivernales.

Le 11 février, on se contenta de déposer aux pieds de la statue de la Bourdonnais, érigée sur la place d'Armes, une splendide couronne en fleurs naturelles, ornée de rubans, qui portait l'inscription suivante :

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