‹ Mahomet; drame en cinq actes, en versChapitre 26 sur 83 · ACTE DEUXIEME Si · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME Si

AYESIIA, avec cnlmp.

Ne crains rien. Avec Hassan, son frère,

Elle nous suit.

Tant mieux ! Je craignais entre vous Quelque dispute encor.

AYESIIA, froMrment.

Si son cœur est jaloux, Le mien ne Test pas-

MAHOMET, avec une sorte d^; dépit.

Ah ! — Tu sais qu'elle est poète ; Elle a fait contre nous deux hidjas.

Oui, Prophète, J'ai lu ces vers.

MATIOMET, en soiiri.int.

Il faut lui pardonner, je crois.

Une fois s'ils sont bons; s'ils sont mauvais, deux fois! — Suis-je trop indulgent ?

AYESIIA, toujours froidement.

Non.

Safwan... approche..

Regarde la l)elle eau qui soi't de cette roche !

(Il eu puise duns une tasse qne lui tend un escUive,

Ami, va donc offrir la cou|)e que voici A la fière cousine Ayeslia. Va !

IIAYESIIA, à Safwan, après avoir bu.

Merci.

Ayesha, n'es-tu pas un peu lasse ?

AYI'SHA.

Non, certe.

L'air frais du soir entrait par la litière ouverte, Et je ne songeais plus aux ardeurs du soleil.

MAUOMET.

N'i'nporte, le repos est bon, et le sommeil. Tu le vois, Ayeslia, les tentes sont dressées ; Va donc reposer, femme, et puissent les pensées Que les anges du rêve ici t'apporteront Ne pas laisser demain un nuage à ton front !

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