ACTE deuxip:me
AYESilA.
Allons, es-tu folle ?
KAFSA.
ABOU-BECKER
Prends earde
Ayesha, laisse-la dire et ne réponds point ; LWpùtre s'esl souvent expliqué sur ce point. Il abhorre entre vous les querelles jalouses ; Le Koran les défend à toutes ses épouses. Oliéis au Prophète, à ton père, à la loi.
AYESIIA,
Mon père, j'obéis.
IIAFSA.
Mais je parlerai, moi 1
M.VIIOMET.
Ilafsa, plus un seul mot !
Plus un seul mot!
IIAFSA.
Mais...
Je
te le 1
répète.
IIASSAX.
A loi
'S, écoutc-
moi,
, Prop
hète.
Parle.
HASSAN
Écoute le frère, à défaut de la sœur : Si, moi ton ennemi, je fus ton défenseur. Si je me suis soumis à toi depuis l'hégire, C'est que tu pris Hafsa pour femme, et j'ose dire Que tu lui promettais alors, juste en cela, Le premier rang parmi tes femmes... Loin de là! C'est l'altière Ayesha qui, dominant ton âme...
MAHOMET, avec, la plus grande hauteur.
Silence! Dominer Mahomet? une femme!
Puisqu'on comprend si mal mes désirs et mes lois, Je daigne m'expliquer une dernière fois. Sachez donc que je n'ai de tendresse profonde Et d'amour que pour l'œuvre immense que je fonde. Le Prophète, créé pour les divins combats. Doit hriser sans effort les liens (.rici-has : Au palmier du désert il doit être semblable : La tète dans le ciel et les pieds dans le sable ! Pour les hommes pareils à moi, sachez-le bien, Le péril c'est d'aimer, le reste ce n'est rien ! Dieu m'a donné le droit, au gré de mon envie. De rapprocher ma mort ou d'allonger ma vie; .le mourrais donc avant de m'abaisser! L'amour M'abaisserait. La femme est le plaisir d'un jour; Mais l'homme qui lui laisse usurper dans son âni'i La place des devoirs austères. Dieu le blâme !
vOepuis quelques instants, Sofia voilée à demi s'est glisséo à travers les rochers, elleécoute, et vers la fin de la scène disparait sans avoir été vue.)