‹ Mahomet; drame en cinq actes, en versChapitre 7 sur 83 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

HASSAN

Quel miracle !

Tu l'approuves, toi, Juif?

JOXAS.

Sans doute. Un tel spectacle Devrait être odieux, quelle que soit sa foi, A tout homme de cœur.

ABOU-BECKER

Juif, prends garde, et tais-toi I

JOXAS, bas à Georgios.

11 parle peu, ce chef, mais son œil est farouche.

HASSAN

Moi, Juif, par des raisons je veux fermer ta houche : Le peuple arahe a trop de femmes à nourrir ; Il est donc, puisqu'il faut les aider à mourir, Bien plus humain de les tuer filles que femmes. Puis le dieu Wad l'ordonne.

JONAS, bas à Georg

îos.

Idolât

res infâmes,

Fourbes,

grossiers

GEORGIOS.

Cruels

JONAS

Et superstitieux

ABOL-BECKER, â Hassan.

Que disent-ils ?

HASSAN

Du mal de nous ou de nos dieux.

Ces neveux de Jésus et ces fils de Tobie Depuis quatre cents ans infestent l'Arahie ; Le chef qui les admit chez nous fut imprudent 1

ABOU-BECKER

Tu dis vrai. Je hais moins les chrétiens cependant.

HASSAN

Hum ! Le Juif, c'est la lèpre, et le chrétien, la peste. Et tant qu'il en reste un, c'est l'engeance qui reste. Ils envahissent tout, ces chrétiens et ces Juifs, On devrait les chasser, et mieux, les brûler vifs!

JONAS, furieux.

Essayez ! Nous avons des châteaux forts, des villes. Qui se défendront bien contre vos hordes viles; Nous avons le Khaybar, Matât, Naïm, Cammous; Arabes, l'Arabie est aux Juifs comme à vous 1

HASSAN, à Abou-Becker.

Et c'est là le grand mal ! La terre des ancêtres. Bientôt, si l'on n'y veille, aura changé de maîtres ; Jl faudrait rejeter au loin d'iui seul effort Ces étrangers

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