ACTE CINQUIÈME
MAHOMET, comme sortant d'
Qui vient ià?
ABOU-BECKER
Qui m'appelle ?
Abou-Becker.
ABOU-BECKER
J'apporte une heureuse nouvelle.
MAHOMET, lOLijours absorbé.
Heureuse... pour qui donc ?
ABOU-BECKER
Pour nous comme pour toi Nos ennemis vaincus reconnaissent ta loi ; Les Syriens, les Grecs, les Ilomains de Ryzance, S'inclinent à la l'ois sous ta toute-puissance, Le roi de Perse même à la Un a cédé : L'empire de rislam est à jamais fondé !
MAHOMET, se réveillant à peine.
Bien 1
ABOU-BECKER
Devant le bonheur que le ciel nous envoie, Prophète, de ta part j'attendais plus de joie.
Tais-toi ! je ne suis plus le Prophète !
mO MAHOMET
ABOU-BECKER
Comment?
La bouche qui le dit est la bouclie qui ment! Non, non, je ne suis plus l'apôti-e qu'on acclame, Le Prophète de Dieu Demande à cette femme !
ABOU-BECKER
Ayesha?...
MAHOMET, nvec plus d'é^'arement et de violence.
Maintenant, le moyen, le moyen De tout sauver... qui donc me le dira? Rien! rien ! jNon, je ne trouve pas! Le feu qui me dévore llrùle sans m'éclairer. MalJieurcux ! cherclie encore !
(Après un silence, repreiioiil un calme soudain, et jiiesque en soiiriiint.
J'ai trouvé!
ABOU-BECKEU.
Que veux-tu dire?
Pas devant eux !
Pieste, mon père.
( V ANOsba et ù Sofwan.)
Et vous, sortez, sortez tous deux.