‹ Maillé-BrézéChapitre 11 sur 44 · BRÉZÉ, GÉNÉRAL DES GALÈRES A VINGT ANS · texte numérisé non relu

BRÉZÉ, GÉNÉRAL DES GALÈRES A VINGT ANS

rien à craindre de son neveu Brézé à^jet égard. Encore qu'il fît tout en grand seigneur et subventionnât les lettres, Jean Armand ne fatigua jamais son parrain de ses récriminations pécuniaires. Ce ne fut jamais un besogneux. Exact à payer ses dettes, il fut toujours un modèle d'ordre dans sa maison. C'était surtout ce que Richelieu considérait avec avantage, non pas par avarice, mais parce que ce grand « commis » avait compris qu'on ne pouvait, en ce siècle de dilapidation, créer de marine nationale qu'en faisant un examen sévère de son budget et en évitant tout gaspillage.

Quoiqu'il en soit, voilà notre héros pourvu le 20 mars 1639, à l'âge de vingt ans d'une des grandes charges de l'État et le pied, non pas à l'étrier, mais sur l'échelle de la galère où il va faire claquer son étendard (1).

(1) Richelieu conservait la charge nominale mais Brézé en avait la délégation.

Page 1