‹ Maillé-BrézéChapitre 23 sur 44 · CHAPITRE XVI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XVI

6 août 1641.

Campagne de mai 1641. — Brézé passe le détroit. Une instruction modèle de Richelieu.

* A propos du complot de Cinq-Mars, nous avons fait allusion au départ d'Armand de Brézé pour Brest où il allait prendre son commandement de l'armée du Ponant en vue de la campagne de 1641. Dès le commencement de Tannée, le marcfuis adressait à M. de Chavigny un mémoire fort intéressant sur l'état des bâtiments. Ce mémoire résumait certainement les opinions des capitaines les plus expérimentés entre ceux dont était entouré M. de Brézé et qui composaient son conseil : des Gouttes, de Caen, de Portenoire, Dumé, de Goupeauville, etc.. Dix navires étaient hors de service ; « l'année prochaine, disait-il, il s'en trouvera peut-être un pareil nombre, attendu qu'ils sont tous ' extrêmement vieux et travaillez (fatigués), même celui que je monte, qui a plus de vingt ans ». C'était alors le vaisseau du roy, ou Saint-Louis de 1 000 tonneaux, servant d'amiral.

Les chantiers d'Indret n'ont fourni, depuis leur création (il y avait trois ans) que deux grands vaisseaux non encore armés, trois grandes frégates et deux petites, celles-ci bonnes pour la garde-côte. Il faut donc recourir encore aux alliés du roi, MM. les États de Hollande et la reine de Su^de, qui a 60 ou 80 vaisseaux.

dont une partie ne sert qu'à passer, un mois ou deux de Tannée, des gens en AUemagne... « Il est donc nécessaire que M. de Chavigny écrive en diligence en Suède à quelque ministre, pour sçavoir si l'on voudroit accommoder le roy de huit ou dix navires, selon notre nécessité et le prix. » Brézé frappe à toutes les portes pour réaliser son programme naval.

La concentration de la flotte devait se faire à Brest et non plus à La Rochelle. On avait, en effet, reconnu que les côtes vaseuses de l'Aunis se prêtaient beaucoup moins bien que la rade de Brest à la sortie des vaisseaux. D'autre part, le grand port du Finistère commençait à ce moment-là à jouer son rôle de pépinière de marins bretons et de grand centre des constructions et radoubage de navires. C'est encore à retenir à l'actif de Maillé-Brézé. Le choix de Brest était d'autant plus à l'honneur de son jugement de marin qu'il abandonnait, par le fait, son gouvernement de Brouage et de l'Aunis et renonçait à des recettes profitables.

Cette année-là, l'objectif de la flotte du Ponant n'avait pas changé. Il s'agissait d'aller attaquer à Cadix la flotte d'Espagne, mais la situation n'était plus la même. La politique de Richelieu consistait à tirer profit tout à la fois de ce qui faisait la force de la France : unité territoriale, politique, raciale, religieuse, financière et la faiblesse de l'Espagne : émiettement territorial, divisions politiques et raciales, oppositions religieuses, anarchie financière. Dans ce dessein, le cardinal suscitait chaque année une nouvelle révolte dans l'empire et greffait un nouvel abcès sur ce corps malade. Cette année-là, le Portugal entrait en dissidence avec Jean IV de Bragance, qui avait pris la couronne, et signé un traité d'alliance avec Louis XIII. Les trois flottes unies dé la France, du Portugal et des Pays-Bas allaient allier leurs efforts contre l'adversaire commun.

Au titre de chef d'escadre du Ponant, Maillé-Brézé

ajoutait celui d'ambassadeur extraordinaire auprès de S. M. le roy de Portugal. Le plan de la campagne adopté par Richelieu est contenu dans 1' « Instruction pour M. le marquis de Brézé, lieutenant général* de l'armée navale du roy, en date du 26 may 1641 ». Voici ces ordres détaillés :

« Ledit sieur marquis estant arrivé avec l'armée du roy aux costes de Portugal, il mouillera l'ancre à la rade de Cascaes et y demeurera si le mauvais temps ne l'oblige de faire entrer ses vaisseaux dans la rivière de Lisbonne. Ayant fait ses complimens au roy de Portugal, il l'ira voir ensuite à Lisbonne bien accompagné et reviendra coucher le soir à son bord pour être en état d'agir à la mer, selon lès occasions, conjointement avec les forces de Portugal et de Hollande, qui doivent être chacune de vingt bons vaisseaux selon les conditions du traité fait entre le roy et le roy de Portugal et celles de celuy qui a esté fait en Hollande avec MM. les États généraux. »

Admirez cette précaution de recommander à l'amiral de « coucher le soir à son bord ». Cela posé, l'instruction prévoit toutes les alternatives. Si le duc de Maquede est à Cadix avec vingt-six navires qui est tout ce qu'il peut avoir, « il faut tascher à le forcer et à le brusler. » S'il est allé en personne au-devant de la flotte ou qu'il ait envoyé seulement douze galions^ comme les derniers avis qu'on a eus d'Espagne le portent, on ira attendre cette flotte « aux lieux où les Portugais, plus instruits^ que nous des voyages des Indes, croiront qu'il doit passer ».

L'armée navale de M. le duc de Brézé se présenta le 6 août dans un ordre impeccable à l'embouchure du Tage (1). Elle comprenait dix-neuf vaisseaux : l'amiral, le vice-amiral, le Cardinal, le Coq, le Cygne, le Triomphe, la Victoire, le galion d'Oliifarès, le Grand Alexandre, le Lion Couronné, le Magdelaine, etc..

(1) Gazette de France du 15 août,

Elle était commandée par nos meilleurs capitaines : Montigny, Le Mé, Portenoire, Menillet, La Roche- Allard, Boisjoly, Gabaret, etc..

Quand elle eut mouillé en appuyant ses salves de l'étendard du. Portugal glorieusement illustré par Albuquerque et Vasco de Gama, les forts de Cascaès et les galions du roy de Portugal saluèrent son pavillon de plus de mille coups de canon (on n'était pas ménager de la poudre de salut à cette époque-là). Dès son mouillage, pour répoi^dre à la visite que le comte de Mailly lui fit au nom de Brézé, le roi Jean envoyait en rade plus de mille caravelles « où étaient les plus grands de cette cour et les principaux de cette ville qui firent la harangue « au grand amiral de France ». Après quoi « cent autres caravelles lui apportèrent quantité de citrons et autres fruits de toutes sortes qui furent présentés à bord de l'amiral et des autres vaisseaux, ce qui constituait pour les équipages le meilleur antidote du terrible scorbut.

« Le 10 ensuivant, » le roi envoie une galiote conduite par son premier écuyer, son premier maître d'hôtel, six de ses premiers gentilshommes et douze suisses de sa garde, dans laquelle galiote on avait préparé un festin composé de soixante plats de vermeil doré qui furent servis l'un après l'autre, les uns pleins de très beaux poissons et les autres de toutes sortes de confitures en pyramides, car on ignorait les restrictions au cours des guerres du xvii® siècle.

Le 11, le marquis de Brézé étant sorti de son bord avec toute sa suite, vint au Palais saluer le roi, en passant « au travers de plus de dix mille hommes qui étaient en armes, tout le peuple, lequel y était accouru en foule, criant incessamment : (<, Vivent les roys de France et de Portugal! » C'est ainsi que, sous Louis XIII, les alliés du roi de France savaient galamment traiter ses ambassadeurs extraordinaires, surtout quand ils étaient de cette qualité. La ville

fut en armes jusqu'à ce que, dans le soir étoile du Tage, « le dit marquis de Brézé retourna à son bord où il fut visité tous les jours par les principaux de la ville, » ses instructions ne lui permettant point de quitter le vaisseau-amiral pendant la nuit.

Trois jours après l'arrivée de l'escadre française, un espion de basse extraction dévoilait au roi la conspiration du duc de Gamine. La venue de cette force navale n'était sans doute pas étrangère à l'avortement du complot. Ainsi que l'écrit la Gazette de France (n® 132, p. 769) : « Les traistres eurent cette mauvaise rencontre de l'arrivée du duc de Brézé le 6 août. » Le procès fut vite instruit. Le 29 août, la sentence de mort était exécutée sur la personne de la plupart des soixante conspirateurs, dont le duc de Gamine et son fils. Renaudot se plaît à faire remarquer, à ce propos, que l'on ne procède pas au Portugal de la même façon qu'en France pour dépêcher les condamnés.

Sur un échafaud grand comme la place Dauphine, les criminels sont assis « dans des chaires estoffées et par degré selon leur qualité ». Puis le bourreau, au lieu de leur « couper le col par derrière, leur fait pencher la tête sur le dossier de la chaire, fait exprès et, leur mettant la main sur le front, Jeur coupe la go|*ge » comme moutons à l'abattoir ce qui ne se fit pas sans que le duc de Gamine ait proféré dans un râle cinq fois les noms de « Jésus Maria et Joseph ». Son fils, avant d'être lui-même égorgé, embrassa à plusieurs reprises les pieds du cadavre exsangue de son père pour se faire pardonner de l'avoir entraîné dans cette entreprise malheureuse.

11 se trouva que le peuple voulut exiger qu'on « leur coupât le col par derrière comme traistres. Mais le roy estima ce supplice trop ignomineux ». Ge scrupule ne l'empêcha pas de laisser le bourreau dépecer lés . victimes. Ges quartiers de noblesse furent ensuite portés aux portes et avenues de la ville où ils ne séjournèrent malheureusement que huit jours « à cause des

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grandes chaleurs >. Un banquier juif fut pendu comme il convient du fait qu*il possédait deux millions d^écus. Par la conûscation des biens de tous les condamnés, le roi Jean ' gagnait deux millions de revenus >, ce qui est la meilleure justiflcation de la sentence.

11 est à noter que Tannée de Brézé appareilla ce même jour, 29 août, non par pure coïncidence, mais soit que la flotte française et son amiral fussent retenus pour assister à cette parade de justice sur le bel échafaud « grand conmie la place Dauphine », soit, au contraire, que Brézé ait voulu fuir un spectacle répugnant. En tenant compte des mœurs de l'époque, la première solution est la plus vraisemblable, Jean II ayant voulu associer le roi de France, son allié, à une répression à lacjuelle il était lui-même intéressé.

Nous croyons devoir insister sur V c Instruction » reçue par Brézé afin de donner, une fois pour toutes, un spécimen de la façon remarquable dont se préparait le travail d'état-major dans les bureaux de la marine de Richelieu. En effet, nous n'avons point l'original de cette instruction qui a dû être signée par Chavigny, son « chef de cabinet ». Mais la pièce est Fœuvre de Richelieu, d'après son propre témoignage. Lettre du 27 (à Cha¥igny), manuscrit cité aux sources, fol. 39 : a J'envoie à M. de Chavigny l'instruction cpie j'ay dressée pour le marquis de Brézé, sur les mémoires de M. des Gouttes, laquelle il signera. »

Le 6l août 1641, Brézé fait sa jonction à Lisbonne avec dix vaisseaux et sept frégates portugais du général Antonio Telles de Memezes, qui arbore son pavillon sur le « Bon Jésus » de 60 canons et 590 hommes d'équipage. Cette flotte est inférieure à celle qui est prévue à l'instruction. Soit « vingt galions, armez et équipez pour joindre à ceux du roy ». Or, il est recommandé au marquis de Brézé de faire toutes les sollicitations possibles pour faire effectuer l'armement promis, et si, après trois semaines ou un mois d'attente a il voit qu'il n'y ait point d'apparence d'en espérer

l'effect, il fera sçavoir au roy que, consommant ses ^vres inutilement, et n'en pouvant retirer de France, il doit trouver bon qu'obéissant à la nécessité, il lève l'ancre pour éviter la ruine de l'armée du roy ».

Mais il reste une ressource au roi Jean pour retenir la flotte française à Lisbonne : « Si, en tel cas, le roy de Portugal luy offre des victuailles, pour remplacer celles qu'il consomme à une attente inutile, il les acceptera sans les demander et attendra encore quelque temps l'armement des vaisseaux portugais, s'il voit qu'il se prépare. » La question de la subsistance de la flotte a été soigneusement examinée et l'instruction à cet égard peut passer pour un modèle de prévoyance :

« Les vivres de l'armée que doit commander ledit sieur marquis de Brézé n'estant que pour six mois, qui commencent en juin et finiront en novembre, ledit sieur marquis, estant arrivé à Lisbonne, envoiera un petit vaisseau de son escadre, nommé la Princesse^ pour faire sçavoir le concert qu'il aura f aict avec le foy de Portugal et les Hollandais, s'ils sont arrivez, afin qu'on luy prépare et qu'on luy envoie des vivres par des flustes. »

Le fidèle des Gouttes n'accompagne pas son amiral — sans doute pour raison de santé — mais il a son rôle dans la subsistance de l'armée navale : « Le sieur commandeur des Gouttes n'allant point au voyage, donnera ordre à La Rochelle à faire préparer les vivres, ce qu'il fera d'autant plus soigneusement que, s'il n'est en personne à ladite flotte, il y sera de cœur et d'affection. » N'est-ce pas, de la part du grand cardinal, un trait touchant que cet hommage au vieux serviteur « le père de la mer? »

Une autre déception attendait Brézé du côté des Hollandais. Leur flotte ne parait que le 10 septembre et les douze navires frétés par les Pays-Bas par Tristao de \landonça n'arrivent que plus tard encore. De ce fait, le plan de campagne est compromis. Ces retards, en effet, permettent au duc de Maquede de se porter

au secours du duc Fernandino dans les eaux de la Catalogne et de détacher une division pour la garde du détroit de Gibraltar. Le 11 septembre, Brézé rencontre par le travers du cap Sainte-Marie l'escadre de José Peitera et Salvador Rodriguez qui bataillera tout le jour et le lendemain sans perdre plus de 18 hommes. Le 4 novembre, l'amiral hoUandais Gysels, se heurte près du cap Saint-Vincent aux 24 navires de Carlos de Meneoso, très supérieurs à lui et il perd 4 bâtiments.

Tout cela avait été prévu par Richelieu : « Si ledit sieur marquis est contrainct de se retirer, disait-il dans ses instructions, le meilleur dessein qu'il puisse faire est d'entrer inopinément dans le destroit et s'en aller joindre l'armée navale que Sa Majesté a sur les côtes de Catalogne. » Richelieu ne se faisait aucune illusion sur les résultats que pouvaient obtenir les « trois flottes française, portugaise et hollandaise où le sieiir marquis de Brézé commanderait ». Maquede avait échappé à la poursuite du marquis qui devait renoncer à remporter une nouvelle victoire de Saint- Vincent.

L'ordre avait été confirmé par Richelieu qui écrivait le 1®' août 1641 : « Mon neveu, nous avons avis de Gênes que l'escadre de Naples se doit rendre à Livourne le 3, 4 ou 5 de ce mois. Je vous donne cet avis afin que vous sachiez ce qui se passe. Cependant, la principale fin que vous devez avoir est de favoriser la prise dé Perpignan. D

De son côté, d'Argenson, car tout était précis, écrivait à l'archevêque de Bordeaux le 30 août : « J'ay reçu ce matin des lettres de la cour qui m'apprennent que M. le marquis de Brézé a eu ordre de passer en cette mer avec l'armée navale de Ponant; c'est pourquoi il me semble que vous devez vous radouber et vous ravitailler au plus tôt et prendre tous les soins* qui vous seront possibles afin d'apprendre où il sera pour ^ous joindre en quelque rendez-vous. »

C'ôst cet excellent La Vergne, « rhomme à la toise », qui se charge de nous renseigner sur l'issue de cette campagne, car selon l'usage des familles princières, le gouverneur continue à accompagner partout son élève même sur les vaisseaux. Nous ignorons si La Vergne, a qui était homme de guerre », avait le pied marin. Mais il est certain qu'il dut s'en donner à cœur joie de mesurer les navires de la quille à la pomme du mât. Sans doute, les officiers du génie maritime reconnaîtront-ils dans ce géomètre le premier ingénieur d'escadre embarqué.

La Vergne écrit au maréchal de Ërézé : «De la mer vers le cap Saint-Vincent, 25 septembre 1641. — Le roy de Portugal, dit-il, nous avoit aussi proposé d'autres desseins et empesché mesme, pour les exécuter, de passer le destroit. Mais nous avons trouvé que ces projets de Portugal estoient des desseins mal dirigés et qui à nostre très grand regret, n'ont pu réussir et desquels pour s'expliquer davantage, il faudrait un chiffre ou avoir l'honneur de le vous dire de bouche. » Brézé a renvoyé huit vaisseaux à Brest et en a conservé douze « des meilleurs » pour composer « l'armement de 1642 avec ces vingt navires ».

A propos de la campagne de Portugal, La Roncière a écrit (p. 72) : « La campagne de l'océan se terminait sur un échec. » Ce jugement ne peut viser que l'amiral hollandais. En ce qui concerne Brézé, ses succès quoique moins décisifs que ceux de l'année précédente, n'en sont pas moins incontestables. Il a obligé le duc de Maquede à fuir devant lui et il l'a talonné en Méditerranée. Il faut se reporter à l'époque où nous écrivons pour comprendre que le fait, après avoir bravé Cadix, de forcer le détroit de Gibraltar deux années de suite en défilant devant les forts espagnols et tout le littoral jusqu'à Trafalgar, est un événement sensationnel qui n'avait jamais été encore réalisé avec des forces aussi importantes. En outre, la diversion de Brézé sur les côtes occidentales de la Péninsule, en coupant toute

communication entre elle et les Pays-Bas, atteint l'objectif principal de Richelieu, en empêchant les renforts espagnols de parvenir dans le nord de la France, et assure le triomphe de nos armées. Du point de vue de la tactique navale, il réalise devant l'ennemi cette jonction de nos escadres du nord et de la Méditerranée qui fut toujours le grand souci de notre histoire navale.

Enfin on ne saurait trop mettre en valeur, le succès politique de son ambassade au Portugal qui laissera dans les relations entre nos deux pays des traces durables. La Gazette, parlant du retour du marquis de Brézé, dit qu'il revint du Portugal « après y avoir donné des preuves d'une grande prudence et conduite au delà de son âge et gagné les cœurs de toute la nation. » Maturité d'esprit, courtoisie juvénile, générosité, tels sont les traits dominants de son caractère.

Son voyage s'achevait en son gouvernement de La Rochelle. Nous avons, en effet, relevé dans les archives de cette ville, diaire de Guillaudeau page 407, la meMion suivante : « Arrivée du marquis de Brézé. Le dimanche 20« dudit mois d'octobre audit an 1641, M. le marquis de Brézé, comme ambassadeur du roy de France vers le roy de Portugal, arriva en cette ville retournant du Portugal. »

Il y avait fidèlement suivi les instructions du cardinal et pouvait être fier de son œuvre diplomatique.

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