‹ Maïmonide (volume 2)Chapitre 23 sur 94 · I. Ih.. cil. 2, p · texte numérisé non relu

I. Ih.. cil. 2, p

2 « Tout ce qui sajoute à Tessence r est accessoire et nest pas le complément de sa véritable idée ; c'est là précisément le sens de laccideut », Guide, I, ch. 5i, p. 184.

3. Ib., I, ch. DO. p. 180, et ch. 5i, p. iS3;ch. 4;, in fine, p. i;i.

4. Ch. 5t, p. iS4; cf. leçodé ha-Torah, II, 10: « Car s'il vivait par la vie et connaissait par la connaissance, il r aurait en dehors de lui de nombreuses divinités ».

5. Ch. D2, p. Kjo. Suivant Aristote, la déhnition s'établit par le ^enre et la diUerence, elle part de choses antérieures et plus connues. Dieu n'ayant

2" La chose a pour attribut une partie de sa définition. Exemple : « Tout homme est raisonnable ». Ce genre d'attribut doit être écarté de Dieu, car s'il avait une partie d'une quiddité, sa quiddité serait composée (V.

3° La chose a pour attribut une qualité non expressive de l'essence. Cet attribut est à rejeter, car Dieu renfermei*ait de Taccidentel (^).

4^ L'attribut est un rapport avec un certain temps, un certain lieu, un autre individu. Exemple : « Zéid. père d'un tel, habitant tel endroit, vivant en tel temps ». Ce genre d'attribut n'implique ni multiplicité ni changement dans l'essence du sujet. 11 semblerait donc qu'il pût s'appliquer à Dieu. Mais, à la réflexion, on se convainc que cela n'est pas congruent. Dieu, en etTet, n'est en rapport ni avec le temps ni avec l'espace ('). Cependant, soutiendrez-vous qu'il n'y a pas entre lui et les substances créées un certain rapport-? — Il n'y a de rapport qu'entre deux choses qui sont sous une même espèce prochaine ; lorsqu'elles sont seulement sous un même genre, il n'y a pas de rapport entre elles. Comment, étant donnée l'incommensurabilité entre Dieu et la créature, pourrait-il y avoir un rapport quelconque entre eux? Ajoutez qu'un semblable rapport, s'il nest pas, à la vérité, un accident dans l'essence divine, est toujours une sorte d'accident {').

0° La chose a pour attribut son action. Exemple : « Zéid a bâti ce mur et tissé cette étofle ». Cette sorte d'attribut peut s'affirmer de Dieu, pourvu qu'on sache que ces actions diverses n'émanent pas de conditions diverses exis-

pas de cause antérieure, ne saurait être défini, les notions de g-cnre et de différence lui sont inapplicables (J/é/op/i., VII, 12: VIII. 3. ci>. Juda Halévi {Kozri, IV, 2,")), et .Vbraham ibn Ha^ouà (Emounah ramah. 4(>> nient ég'alement la possibilité de déiinir Dieu.

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