Cf. leçodé ha-Torah. II, lo : Maamar ha-Ythoud, p
2. Cf. I, ch. 52, p. igg; II, ch. i3; Aristote, Physique, liv. [\, ch. lo-ia.
3. Cf. I, ch 52, p. 200. Philon n'admet pas non plus qu'on reconnaisse à Dieu aucun attribut positif. Dieu est meilleur que le Bien, plus pur que le Un, De Vita contem., II ; il est insaisissable même pour les prophètes. De monarch., II; seule son existence est compréhensible (ûra:cic), mais non son essence (oûcîa), De monarch., II; cf. Sacr. leg. allez., 1.
4. Ch. 33. C'est avec Al-Kendi que la théorie des attributs négatifs comme étant les seuls attributs admissibles par rapport à Dieu s'établit dans la philosophie arabe. Les théologiens juifs Bachya. ibn Gabirol, Juda Halevi, Joseph ibn Çaddiq, Abraham ibn Daoud se prononcent tous également pour cette classe d'attributs. Cependant aucun d'eux n'a poursuivi les conséquences de ce principe avec la rigueur qu'apporte .Maimonide.
DIEC
non pas ce qu'il est ('). 11 n"est susceptible d'aucun attribut ailirinatif, car il n"a pas dètre en dehors de sa quiddité (-). Quand donc nous disons de Dieu qu'il existe, nous voulons signifier que sa non-existence est inadmissible ; quand nous disons qu'il est vivant, nous voulons indiquer qu'il n'est pas sans vie à l'instar des éléments inertes ; quand nous soutenons qu'il est l'être parfait, nous entendons nier qu'il soit affecté d'aucune imperfection, etc. (').
Par conséquent, tout attribut que nous prêtons à Dieu est un attribut d'action ou bien marque la négation d'un privatif.
Mais s'il est impossible d'atteindre la véritable essence de Dieu, si les attributs aflirmatifs nous sont interdits, en quoi la connaissance du penseur est-elle supérieure à celle du premier venu ? — A cette objection on répondra : N'est-il pas vrai qu'à mesure qu'on augmente les attributs d'un sujet, on en saisit mieux la véritable nature? De même, à mesure qu'on accumule les attributs négatifs à l'égard de Dieu, on s'en rapproche davantage, on a de lui une connaissance plus exacte que l'individu qui ne statue pas les négations nécessaires.
Prêter à Dieu des attributs atErmatifs, ce n'est pas seulement le concevoir autrement qu'il n'est et admettre en lui la pluralité, c'est en quelque sorte nier son existence (*).
1. Le ÔTt. mais non le -{ • cf. Aristote. Dern. Analriiquefi, liv. II, ch. 2. Nous ignorons la loi de sa sagesse, Guide, II, ch. 18, p. i4? : cf. Bachya, 'Hôbôth ha-Lebabôth, I, ch. 10.
2. Les êtres qui sont causés entrent dans un genre et se distinguent par une dijjérence; leur quiddité, ^ar ctinsequent, est composée. L'homme, étant delini un « animal raisonnable », sa quiddité est déterminée par ces deux attributs, dont l'un indique le genre et l'autre la différence. Dieu n"est pas causé, il n'entre dans aucun genre, sa quiddité ne peut être que d'une simplicité absolue. Voir Munk, I. p. 242, note 2.