Ch. 46, p. i58; cf. ib., p
que plus haut ('). Parler d'attributs Je Dieu, ce n'est, au fond, que donner des noms diflerents à son essence (•).
Une fois démontré que l'essence divine est inconnaissable, il va de soi que les différents noms de Dieu qu'on rencontre dans l'Ecriture n'expriment que des manifestations de Dieu. Tous les noms de Dieu sont dérivés, excepté le Schèni ha-meforasch. le nom explicite, le nom tétragramme IHVH (lahvë), qui désig-ne l'existence nécessaire de Dieu et qui est véritablement le nom propre de Dieu. Dans la définition d'F.xode. III. 14 : « Je suis celui qui suis », on exprime l'identité de l'attribut et du sujet. C'est là une explication de cette idée, que Dieu e.xiste, mais non pai^ U existence ('), c'est-à-dire qu'il est l'Etre qui est VEtre, c'est-à-dire Y Etre nécessaire. « Letétragramme ne désigne donc pas un attribut, mais une simple existence^ et pas autre chose (') ». Il ne nous ouvre donc aucune vue sur l'essence de Dieu (').
Si nous ne pouvons pas formuler d'attributs affirmatifs, nous avons, du moins, le droit de formuler des attributs négatifs. Nous en avons même le devoir, puisque, comme on l'a montré plus haut, augmenter les attributs négatifs par rapport à Dieu, c'est se rapprocher de lui. Voyons donc ce qu'il faut nier de Dieu.
Il faut écarter de l'idée de Dieu tout élément matériel. car qui dit matière, dit division. De même, il faut purifier cette idée de tout élément passionnel, car qui dit passion dit changement ("), et qui dit patient dit agent extérieur au patient: Dieu serait modifié par un autre être! De même, il en faut éliminer toute privation, car autrement il ne serait parfait qu'en puissance. Or toute puissance