‹ Maïmonide (volume 2)Chapitre 29 sur 94 · Cf. ch 35, p. i · texte numérisé non relu

Cf. ch 35, p. i

est nécessairement accompagnée d'une privation, et tout ce qui passe de la puissance à l'acte implique autre chose existant en acte qui détermine le passage à l'acte. Il faut donc que toutes ses perfections soient un acte et qu'il n'ait absolument rien en puissance. Enfin, il faut purger la notion de Dieu de toute assimilation avec aucun ètre(').

Dieu est immuable, il n'est soumis à aucune espèce de changement, ni changement d'essence, ni changement par rapport à un état quelconque qui serait hors de son essence, ni enfin changement par rapport à sa relation avec autre chose (').

Dieu n'ayant rien de matériel, il n'aborde rien et ne s'approche de rien et rien ne l'aborde ni ne l'approche. Ecarter la corporéité, c'est écarter le spatial, donc toute idée d'accès, d'éloignement, de réunion, de séparation, de contact, de succession. Qu'un homme se trouve au centre de la terre ou au sommet de la neuvième sphère (qui est la plus élevée), il n'est pas dans le premier cas plus loin de Dieu que dans le second il n'en est plus rapproché. On se rapproche de Dieu par la perception, on s'éloigne de lui par l'ignorance (').

Cependant, en définitive, on ne nie une chose que pour en affirmer une autre (^). Les négations formulées par Maïmonide aboutissent donc à des affirmations. « Sans comprendre la véritable essence de Dieu, dit notre philo-

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