Ch. 18, p. :i
4. Uuns Scot selève contre l'opinion qu'il ne saurait y avoir de Dieu qu'une connaissance négative, attendu que la négation présuppose l'aflirniation ; cf. Stoeckel, Gesch. d. Philo, des Miitelaltcrs, II, p. S25.
sophe. nous savons pourtant qu'il est Tètre le plus parfait (') ».
Dieu n'ayant rien de matériel est intelligence piwe. Comme il n'y a en lui absolument rien qui soit en puissance, il est intellect en acte ('). Gomme, en outre, il n'est en relation avec aucune autre chose, le pensant et le pensé en lui ne font qu'un, ils constituent son essence. D'autre part, ce même acte de penser, pour lequel il est appelé intelligent, est l'intellect même qui est son essence. Par conséquent, il est éternellement intellect, intelligent et intelligible Ç).
Dieu étant tel, sa science est absolument parfaite et c'est par une science unique qu'il connaît les choses multiples et nombreuses. Les choses qui naissent, il les savait avant qu'elles existassent, il les a sues de toute éternité (*J. Tout est manifeste pour sa science qui est son essence. Mais il nous est absolument impossible de connaître ce genre de connaissance, car il nous faudrait nous confondre avec l'essence divine, il nous faudrait être Dieu (').
En résumé, de Dieu nous ne savons qu'une chose, c'est qu'il est, qu'il existe d'une existence nécessaire ; de son essence, nous ignorons le tout. Dès lors, deux seules classes d'attributs sont admissibles : les attributs d'action,