‹ Maïmonide (volume 2)Chapitre 37 sur 94 · I, ch. 70, p. 325 et · texte numérisé non relu

I, ch. 70, p. 325 et

laquelle met en mouvement la première sphère. Cette première Intelligence à son tour est la cause de la deuxième Intelligence, et ainsi de suite. L'Intelligence qui meut la sphère la plus rapprochée de la terre, la sphère de la lune, est la cause et le principe de l'intellect agent, qui est la dernière des Intelligences pures.

On ne saurait admettre que rintelligence qui meut la sphère supérieure soit elle-même l'Etre nécessaire (Dieu). En ellet, elle a cela de commun avec les autres sphères qu'elle meut sa sphère propre, et, d'un autre côté, elle est cause et principe de la deuxième Intelligence. Elle est donc composée, elle ne saurait par conséquent s'identifier avec l'Etre nécessaire qui est d'une simplicité absolue ('). •

Dieu n'est pas non plus l'esprit de la sphère céleste comme l'imaginent certaines sectes païennes, il en est entièrement séparé, tout eu lui imprimant le mouvement (-), Dieu est transcendant.

Ainsi donc les sphères célestes sont des corps vivants, doués d'une àme et d'un intellect. Elles conçoivent et perçoivent Dieu ; elles perçoivent aussi chacune l'Intelligence à qui elles doivent leur existence et qiri les dirige. Intellio-ence pure, absolument immatérielle, émanée de Dieu, intermédiaire entre Dieu et les corps célestes.

Contrairement à Aristote qui admet l'éternité du ciel, Maimonide soutient que Dieu a créé les Intelligences pures et les sphères, et y a mis les facultés directrices (').

L'économie de ce bas monde dépend des sphères (*). C'est la sphère céleste qui par son mouvement gouverne

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