‹ Maïmonide (volume 2)Chapitre 58 sur 94 · I. Cf. Gaide, III, ch. q3, p. i85-i86. a. Ib., ch · texte numérisé non relu

I. Cf. Gaide, III, ch. q3, p. i85-i86. a. Ib., ch

lité de son inaltérable essence, il connaît par là même tout ce qui doit nécessairement résulter de ses actions. Essayer de comprendre cela, c'est vouloir être Dieu.

Ainsi donc il faut croire que rien absolument n'est inconnu à Dieu ; mais il nous est entièrement impossible de savoir de quelle manière il perçoit les choses. Pour le pouvoir, il nous faudrait posséder nous-mêmes l'intelligence divine, et partant l'essence divine, puisque en Dieu la science et l'essence se confondent : en un mot. il nous faudrait être Dieu.

Providence.

On peut distinguer cinq opinions sur la Providence (') :

1° L'opinion épicurienne pour qui tout est dû au hasard. Aristote a démontré que cette opinion est inadmissible, qu'il y a un être ordonnateur des choses (').

2° L'opinion aristotélicienne d'après laquelle la providence s'étend aux sphères, mais non au monde suLlunaire, où, en dehors des éléments et des espèces qui sont soumis à l'influence directe des sphères, il y a place pour le hasard.

3° Une troisième opinion, celle des Ascharites {'), veut qu'il n'y ait absolument rien qui arrive fortuitement, qu'au contraire tout est l'etTet d'une volonté et dune intention. Si une feuille tombe, c'est par un jugement et un décret spécial de la divinité. Dans cette opinion, il n'y a rien de possible, tout est nécessaire ou impossible.

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