‹ Maïmonide (volume 2)Chapitre 6 sur 94 · Mourut en ii85. Cf. Guide, 1, 12 n., 358 n · texte numérisé non relu

Mourut en ii85. Cf. Guide, 1, 12 n., 358 n

3. Ibn Sina, communément Avieenne, naquit en 980 et mourut en io3«> Ses principaux ouvrages métaphysiques sont le Chifd da guérisoni dont Il fit un abrejé le Nadjdt (le salut), et Uchardt (le livre des théorèmes) Cf. Scharastani (mort en ii53), Livre des religions et des sectes, trad allem , t. II, p. i(« et 181. Moïse de Narbonne (xiv s. . commentateur de -Maïmonide. écrit : « U me semble que Maïmonide, en composant ce traité consultait particulièrement les modernes ». - On a oretendu que Maïmonide avait été le disciple d'Averroès, mais Munk a démontré le contraire, (^-otice sur Joseph b. Juda. dans Journal asiatique, juillet 1S42).

4. 11 est bon de noter que les Arabes connaissaient" Aristote principalement par ses commentateurs alexandrins.

INTRODUCTION J3

pliyre, il nen est pas moins vrai quindirectement il a subi leur influence et de manière profonde, dautant plus qu'il est fort probable que Maïmonide a connu la Théolog-io d'Aristote. Or on sait que cette Théologie qui a été très répandue au moyen âge (') est un pseudépigraphe qui ne contient que des extraits des Ennéades de Plotin.

Il est curieux de constater qu'à deux moments importants de l'évolution de l'idée juive, la pensée grecque a exercé une action particulièrement puissante sur le judaïsme : avec Philon, c'est le platonisme et le stoïcisme qui pénètrent dans la conscience juive ; avec Maïmonide, c'est l'aristotélisme et le néo-platonisme qui s'installent en plein cœur d'Israël.

i. Elle fut traduite eu arabe au ix= siècle.

Préparation à la Métaphysique

Préparation à la Métaphysique

Le Guide a pour principal but d'expliquer ce qu'il est possible d'expliquer dans le Maacéh beréschith et le Maacéh mercahah (').

Le Maacéh beréschith est la physique ('hokmath hatéba), le Maacéh mercabahest la mé t aphj' siqu e (h.okradi\h. m ha- élohouth). La première s'occupe des origines du monde et des êtres ; la seconde, de l'existence et de la nature de Dieu, des rapports entre Dieu et le monde, des anges, de l'àme, de l'immortalité ('), de la prophétie et de la connaissance de Dieu ('). « Ne désirerais-tu pas connaître les cieux et savoir quel est leur nombre, quelle en est la figure et ce qu'ils renferment ? Ce que sont les anges ? Comment le monde a été créé et quelle en est la

1. II, ch. 2, p. 5o; II, ch. 29, p. 227; III, Observation préliminaire (p. 3). Le Maacéh beréschith, « question de la création », ainsi nommé d'après le mot « beréschith» par lequel commence la Genèse ; le Maacéh mercabah, « question du char céleste ». ainsi appelé d'après le premier chapitre d'Ezéchiel (cf. E:éch , X; Isaîe, VI ; Zacharie, I-IV; Habacuc, III). Ces deux termes techniques sont empruntés au Talmud, voir 'Haghigah, i3a. et suiv. Dans I Chr., xxviii, 18, les chérubins sont mis en rapport avec la mercabah ; le Siracide, xlix, 8, parle également du char d"Ezéchiel. Voir encore Malmonide, Commentaire sur la Mischnahs traité "Haghiçah, ch. II, § i; Mischnéh Torah, liv. I, !•■• traité, ch. i à 4; Guide, I, ch. ;o, p. 33i.

2. Comment, sur la Mischna, l. c. ; cf. Guide, I, ch. 34, p. 12;.

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