I. Guide, III. cil. 2ti
a. Cf. Dt., XXII, 9 ; voir Guide. III, ch. 3;.
lent mischpatini, les autres sont dénommés 'hoiiqqim.
Cependant il ne faut pas pousser cette conception de l'utilité jusqu'à l'outrance, croire par exemple que le moindre détail a sa raison particulière. 11 faut distinguer entre les dispositions générales et les dispositions de détail. Seules les premières ont une raison profonde, les autres ne sont que l'occasion d'un exercice pieux. Ainsi la prescription d'offrir des sacrifices a une grande et manifeste utilité ('); mais que la victime soit tantôt un agneau, tantôt un bélier, et que les victimes soient d'un nombre déterminé, ce sont là des particularités dont on ne pourra jamais donner aucune raison. Quiconque s'imagine que ces détails peuvent se motiver est aussi loin de la vérité que celui qui croit que le précepte général n'a pas d'utilité réelle. Cela ressemble en quelque sorte à la nature du possible, où il faut nécessairement qu'il arrive une d'entre les choses possibles, sans qu'on ait le droit de demander pourquoi telle d'entre ces choses a eu lieu plutôt que telle autre, car on pourrait faire la même question si un autre possible s'était réalisé.
L'ensemble de la Loi poursuit un double objet : le bienêtre de l'àme et celui du corps (*). Le bien-être de l'àme consiste en ce que tous les hommes aient des idées saines selon leurs facultés respectives (^). Quant au bien-être physique, il dépend de l'amélioration des conditions d'existence. Cette amélioration s'obtient en faisant disparaître les excès de la force brutale et de l'arbitraire, en développant chez chacun les vertus sociales. La loi mosaïque n'a d'autre but que de nous apporter cette double perfection. Elle règle les relations mutuelles des hommes, en faisant cesser parmi eux la violence et en les polissant par des mœurs nobles et généreuses, afin que les populations puissent se perpétuer, qu'il puisse s'établir