Ib. ; cf. leçodé ha-Torah. VII. i
ment bien proportionnée, tant pour la pureté de la matière et la complexion propre à chacune de ses parties, que [)Our la quantité et la position. >> Et il i'aut plus particulièrement être doué quant à la faculté Imaginative.
L'imagination joue un rùle éminent dans la prophétie (^'). Cette faculté conserve le souvenir des impressions sensibles, elle les combine et les reproduit. Son activité la plus haute et la plus noble ne s'exerce que lorsque les sens reposent. C'est alors que lui arrive l'inspiration, inspiration qui est la cause des songes vrais aussi bien que de la prophétie. Entre les songes vrais et la prophétie, en elï'et. il n'y a qu'une différence de degré, et non de nature (■). L'opération de l'imagination pendant le sommeil est la même que dans l'état de prophétie, sauf que dans le sommeil elle est incomplète et n'est pas arrivée à son terme. Le mot vision (marèh) est dérivé de voir (raah), car l'imagination a un pouvoir d'hallucination qui lui fait voir, comme s'il existait réellement, un objet dont elle est elle-même créatrice.
Du fait que l'imagination est une faculté sensible, elle , est soumise aux lois qui régissent cette sorte de faculté. ^ C'est dire qu'elle est sujette à s'affaiblir et à se corrompre. De là vient que les prophètes, quand ils sont en proie à une émotion, à une passion, à un sentiment violent ou durable, cessent de prophétiser (^). Certains, qui prophétisèrent pendant un certain temps, perdirent le don de prophétiser à la suite de quelque accident. Au temps de la captivité la prophétie disparut, car désormais une pro-