Tulmud Baba bathr a
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moui'urcnt dans la jouissance de la compréhension et de lamoui- intellecluels portes au plus haut degré. Chez tous les hommes supérieurs, du reste, la puissance intellectuelle se fortifie au moment de se séparer du corps. L'intelligence, une fois détachée des liens physiques, reste à tout jamais dans cet état de jouissance suprême.
Seul est immortel l'homme qui s'est élevé à la perfection dernière, à la possession de rintelligcnce en acte, des vertus dianoétiques, de l'intellect acquis (''). Car l'âme qui survit après la mort n'est pas la même que celle qui naît dans l'homme au moment de sa naissance. Celle qui naît avec lui est une pure disposition, c'est l'intellect hylique qui est périssable : tandis que celle qui reste après la mort, c'est l'intellect devenu en acte, l'intellect acquis ('). qui s'identifie totalement avec l'intellect agent universel ('). A ce degré, où l'intelligent et l'intelligible ne font plus qu'un, il n y a plus oubli.
Sur l'intellect acquis, qui est tout et toujours en acte, Satan, qui représente la privation, n'a aucune prise ('). Les âmes des hommes d'élite, quoique créées, sont assurées de l'immortalité, tandis que les âmes des autres sont vouées à la destruction (').
Les âmes, après s'être séparées des corps, forment une unité numérique, comme l'a montré Ibn Badja ("). Les intelligences pures n'admettent en aucune façon la multiplicité, si ce n'est que lune est la cause de l'existence de
1. Giiidr. III. ch. 2:, p. 212: ch. 12. p. :5 : cli. 54, p. 4C2 : I. ch. :o, p. 328: cil. 41. p. i4t); lerodc ha-Torah, cli. 4, p. S et i).
2. Cet intellect n'est pas une faculté dans un corps, il Cî^t séparé du corps sur lequel il sepanche, Guide, III. ch. 72, p. 3:3. Ci. Aristote, De Anima, III, ch. 5, § i.
3. C'est la êvcocL,- des Alexandrins, Vittii^al (conjonctioni d'Ibn Badja. Ibn Tofail et Averroés.