‹ MaïmonideChapitre 112 sur 195 · Guide, II, ch. 12; voir ce qui suit · texte numérisé non relu

Guide, II, ch. 12; voir ce qui suit

3. Ib., I, ch. 58, p. 243-244, 248; cf. Il, ch. 12, p. 101. Cf. Théologie

0MNISC1ENCE ET PROVIDENCE DIVINES. Ii9

L'organe qui gouverne l'ensemble de l'univers, est la sphère céleste, à qui le premier moteur communique la faculté motrice. Par son mouvement, la sphère envoie leurs facultés à toutes les créatures1. Supposé que le principe directeur suprême vînt à disparaître, la sphère tout entière, tant la partie dominante que la partie dominée, cesserait d'exister. C'est par ce principe que se perpétue l'existence de la sphère et de chacune de ses parties; ce principe, c'est Dieu2.

La communication se fait de Dieu aux Intelligences selon leur hiérarchie; puis les Intelligences, de ce qu'elles ont reçu, épanchent des bienfaits et des lumières sur les corps des sphères célestes; enfin les sphères déversent des forces et des bienfaits sur le corps périssable en lui communiquant ce qu'elles ont reçu de plus fort des Intelligences3.

Le gouvernement de Dieu et sa providence s'attachent à l'ensemble du monde par un lien dont la véritable nature nous échappe. Car on peut démontrer, d'une part, que Dieu est séparé du monde et qu'il en est indépendant1*, et, d'autre part, que sa providence s'étend sur chacune des parties du monde, quelque insignifiante qu'elle puisse être5. La Providence ne s'arrête pas à la sphère de la lune. La terre, à certains égards, est l'objet de la Providence, comme le ciel l'est à d'autres égards0.

A mesure qu'un objet est plus nécessaire, on le trouve plus fréquemment et il est à plus vil prix7. Le plus indis-

d'Aristote, éd. Dieterici, pp. 131, 136; Liber de Causis, éd. Bardenhewer, pp. 79, 95, 99; Hermès Trismégiste, éd. Bardenhewer, p. 105; Schahrastani, p. 339; Masoudi, Tanbîh, éd. de Goeje, p. 117.

1. Quatre espèces d'énergies générales descendent delà sphère céleste vers nous : la force qui produit les minéraux, celle de l'âme végétative, celle de l'âme vitale, celle de l'âme rationnelle. Ces forces ont le double pouvoir de faire naître ce qui naît et de conserver les êtres, l'espèce perpétuellement, l'individu pendant un certain temps; cf. Guide, I, ch. 72; II, ch. 10, p. 89.

Page 1