‹ MaïmonideChapitre 113 sur 195 · III, ch. 54, p · texte numérisé non relu

III, ch. 54, p

7. III, ch. 12, p. 78 et suiv. Cf. Philon, Sur les vertus, g 6, trad. L.Cohn,

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pensable, c'est L'air; aussi est-il l'élément le plus répandu et le plus gratuit. Puis vient l'eau, puis les aliments. Voilà où se manifestent la générosité et la bonté de Dieu. [tien de plus éclatant que sa justice et l'égalité qu'il établit parmi les animaux. Entre les individus qui suivent le cours de la nature, il n'y a aucune différence du plus au moins, si ce n'est celle qui résulte de la disposition des matières1. L'être qui a obtenu ce superflu n'a conquis par là aucune prérogative dans sa substance, tandis que celui qui manque des superfluités de la vie n'en est pas amoindri : il ne faut pas avoir égard à l'exception2. La bonté de Dieu se marque en ce qu'il fait trouver aux créatures le nécessaire à proportion des besoins, et qu'il établit l'égalité entre les individus d'une même espèce. Œuvres et lois divines sont d'une extrême justice. Mais nos intelligences sont trop courtes pour apprécier la perfection de toutes ses œuvres et la justice de tous ses décrets. Et, de même que nous discernons certaines merveilles de ses opérations dans les organismes et dans le mécanisme céleste, de même nous saisissons la justice d'une partie de ses lois. Mais ce qui nous en reste caché dépasse de beaucoup ce qui nous en est manifesté3.

Dans le monde sublunaire, la Providence ne s'attache, en fait d'individus, qu'à ceux de la seule espèce humaine4. Et c'est dans cette espèce seule que les condi-

2e vol., p. 321, Breslau 1910 : « En vérité, personne n'est pauvre, attendu que l'indestructible richesse de la nature est à la disposition de chacun : l'air, le premier, indispensable et constant aliment, qu'on respire jour et nuit ; puis, pour boire, des sources en abondance et les eaux intarissables des torrents et des rivières; enfin, pour manger, la multitude des fruits divers et toutes les espèces d'arbre qui fournissent chaque année leurs récoltes. »

1. Au corps qui est formé dans un certain dessein et suivant un certain plan il s'ajoute des choses accessoires (par exemple, le poil, le teint, etc.), qui résultent delà qualité matérielle de certaines parties du corps; cf. I, ch. 72, p. 364-365.

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