Introduction au Comm. de la Mischna; S. ha-Madda, VIII
Il faut laissera Tordre naturel son rang et sa place dans le domaine du possible et n'admettre le miracle que pour les phénomènes qui ne sont absolument pas susceptibles dune explication ordinaire. Le cours habituel des choses n'est suspendu que dans des circonstances tout à fait exceptionnelles, comme l'enseignent nos docteurs : « Le monde suit son cours », « Les miracles ne sauraient servir de règle 1 ».
Parmi les manifestations miraculeuses, il y a la « gloire du Seigneur » (kabod). Ce mot désigne quelquefois la « lumière créée » que Dieu fait miraculeusement descendre sur un endroit pour se glorifier (voir Ex., XXIV, 16; XL, 3'*). Cette lumière s'appelle aussi Schekina2. La résurrection des morts ne peut avoir lieu que par un miracle ;.
1. Guide, III, cli. 24, i>. 180 et 190; cf. Ieçodé ha-Torah., ch. 8; Epitre au Yémen ; Aboda zara, 54b; Meyhilla, 16".
2. Guide, 1, ch. G4, pp. 28G, 287; I, ch. 7G, p. 455; cf. Saadia, Emounôlh, II, ch. 8.
S. Voir plus loin, p. 218.