CHAPITRE X
MOKALE THEORIQUE.
Maïmonide s'occupe de Morale dans les ouvrages suivants :
Le Commentaire sur la Mischna, plus spécialement dans l'Introduction à la section de Zeraïm, dans Y Introduction au Xe chapitre du traité de Sanhédrin (Péréq Héléq),dans Y Introduction à la Mischna d'Abôth appelée communément Huit Chapitres, et dans le Commentaire surAhôth;
Le Livre des Préceptes (Séfer ha-Miçvoth) ;
Le Livre de la Science (Séfer ha-Madda), premier livre du Mischnéh Torah, surtout aux chapitres de la Connaissance morale (Hilkôth Déôth) et de la Pénitence (Hilkôth Teschoubah) ;
Le Guide des indécis, plus particulièrement dans la troisième partie.
La psychologie forme le fondement de la philosophie pratique. Dans toutes les actions humaines, la faculté rationnelle se trouve en rapport avec le désir.
Une action est une opération consciente et libre ; il n'y a pas de moralité pour les êtres privés de raison1. Le sujet qui conçoit une certaine idée ne se meut pas immédiatement du fait qu'il a conçu une idée : c'est le désir qui détermine le mouvement vers l'objet conçu. L'action est donc le résultat de la raison et du désir combinés 2.