‹ MaïmonideChapitre 148 sur 195 · Emounah ramah, éd. S. Weil, Francfort 1852, p · texte numérisé non relu

Emounah ramah, éd. S. Weil, Francfort 1852, p

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IV, 8) ; « Les prescriptions de l'Éternel sont vérité, elles sont justes toutes ensemble » (Ps., XIX, 10) '.

Lorsqu'un commandement, soit positif, soit négatif, a pour objet de réduire la violence ou d'inculquer de bonnes mœurs ou d'inspirer une idée vraie, ce commandement a une raison évidente et une utilité manifeste2. Ainsi l'on n'a pas de peine à comprendre pourquoi il est prescrit de croire (pie Dieu esl un, interdit de tuer ou de voler, d'exercer la vengeance et le talion, ordonné de s'aimer les uns les autres.

Mais à côté de ces lois, mischpatim, il existe une classe de préceptes, 'houqqim'\ qui, pris à la lettre, ne paraissent répondre à aucun des trois objets que nous avons indiqués, si bien que d'aucuns ont soutenu que ces préceptes n'ont que la valeur d'une sorte de gymnastique morale, tandis (jue d'autres ont estimé qu'ils ont une utilité à nous inconnue. Telles sont les dispositions qui prohibent les tissus de matières diverses, les semences hétérogènes, la viande cuite dans du lait, l'usage des premiers produits des arbres4, les prescriptions qui ordonnent de couvrir le sang, de briser la nuque à une génisse, de racheter le premierné de l'âne5, etc.

En réalité, ces préceptes ne font pas exception à la règle posée plus haut : ils tendent également à rectifier une croyance, ou à faire cesser la violence, ou à promouvoir la moralité. La raison de tel précepte peut nous échapper à cause de notre ignorance ou de la faiblesse de notre entendement ; la sagesse divine exige que, pas plus dans la Loi que dans la nature, il n'y ait rien de vain ni d'oi-

1. Guide, III, ch. 26, p. 203; BU. Meïla, VIII, 8; Hil. Tem., IV, 13; Livre des Préceptes, 365; Épître à Hasdaï Halévi {Kobéç, II. 23b); cf. Ibn Ezra, leçôd Môra, ch. 8.

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