‹ MaïmonideChapitre 149 sur 195 · Guide, III, ch · texte numérisé non relu

Guide, III, ch

3. Sur cette division des lois, voir Mischné Torah, Meïla, lin ; Huit Chapitres, VI.

4. Deul., XXII, 11; Lévit., XIX, 19; Ex., XXIII, 19; lév., XIX, 23.

5. Lévit., XVII, 13 ; Deut., XXI, 1-9; Ex., XIII, 13; cf. Talmud Yoma, Mb; j. Péa,l; j. Ketoubôth, VII; Beréschith rabba, 44 ; Midrasch de l'Ecclés., VII, v. 23. La catalogationdes6l3 préceptes remonte à R. Simlaï, Maccôth, 23 b.

seux. Cependant, seules les dispositions générales des prescriptions ont une raison et un but, les dispositions de détail n'ont qu'une valeur d'exercice spirituel, de discipline obédientielle.

Par exemple, le précepte d'offrir des sacrifices a une évidente utilité1. Mais que la victime soit tantôt un agneau, tantôt un bélier, et que les victimes soient d'un nombre déterminé, ce sont là des choses dont on ne pourra jamais rendre aucune raison. Celui qui croit que ces détails peuvent se motiver est aussi loin de la vérité que celui qui pense que le précepte général n'a pas d'utilité réelle. La sagesse divine ou, si l'on aime mieux, la nécessité a voulu qu'il y eût des dispositions de détail qu'on ne pût motiver. Si l'on demande, par exemple, pourquoi on devait apporter un agneau et non un bélier, on pourrait faire exactement la même question si l'on avait mis un bélier à la place de l'agneau, puisqu'il fallait une espèce quelconque. Cela ressemble en quelque façon à la nature du possible, où il faut nécessairement qu'il arrive une d'entre les choses possibles, sans qu'on ait le droit de demander pourquoi telle de ces possibilités s'est réalisée et non point telle autre; car on pourrait faire la même question si un autre possible s'était réalisé.

Certains esprits n'admettent pas qu'on recherche un sens rationnel aux prescriptions scripturaires2. Si les lois, estiment-ils, nous devaient être de quelque profit dans ce monde, si l'on pouvait leur découvrir quelque motif, il se pourrait qu'on dût les attribuera la pensée d'un homme de génie; que, par contre, elles ne marquent ni intelligible ni avantage humain, elle émanent de la divinité, car la réflexion humaine ne conduirait pas à pareilles dispositions.

S'il en (allait croire ces pauvres cerveaux, l'homme serait plus parfait que son Créateur, car l'homme, d'après

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