‹ MaïmonideChapitre 156 sur 195 · Ib., III, ch. 40, p · texte numérisé non relu

Ib., III, ch. 40, p

ne doit porter préjudice à son patron par aucune négligence de temps ou de peine, par aucune détérioration des matériaux'.

En affaires, il faut la plus stricte probité dans les paroles et dans les actes. Les transactions doivent s'effectuer dans un esprit d'équité, de manière qu'aucun des intéressés ne veuille se réserver tous les avantages à lui seul. Le plagiat est chose interdite2. Il faut éviter jusqu'à l'apparence du mal3.

Même dans la vie des camps, il faut conserver le sentiment de sa dignité, respecter la personne et les biens d'autrui. « Chacun doit se pénétrer de la pensée que le camp est comme le sanctuaire de l'Éternel et qu'il n'a pas pour mission, comme les armées des païens, de détruire, de faire du mal aux autres et de prendre leur bien ; car notre vocation est de 'préparer les hommes au culte de Dieu et d'introduire l'ordre 'parmi euxk. »

On respectera non seulement la propriété, mais l'honneur de son prochain ; on se gardera de toute forme de médisance et de calomnie, de jeter la suspicion, de se relever soi-même aux dépens d'autrui5. Le maitre le plus puissant, le magistrat n'ont pas le droit de se prévaloir de leur position pour porter atteinte à l'honneur du plus humble1' .

C'est encore respecter son semblable que de recevoir de sa bouche la vérité, de reconnaître avec lui que nous nous sommes trompé7. C'est une obligation de justice d'être reconnaissant pour les bienfaits. Si quelqu'un t'a rendu service, dût-il même te faire du mal dans la suite, tu dois lui tenir compte du passé8.

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