Guide, III, ch. 51, p
3. Guide, III, ch. 18, p. 137-140; ch. 51, p. 444; ch. 11, p. 65.
tions qui favorisent le développement des qualités supérieures1.
Les promesses et les menaces temporelles qu'on rencontre dans l'Écriture nous avertissent que si nous suivons les commandements, Dieu nous soutiendra en écartant les obstacles. 11 est certain que la maladie, la famine, la guerre, sont autant d'entraves à l'accomplissement des préceptes. Dieu nous promet donc de les éloigner, de nous assurer la tranquillité et le bien-être nécessaires au progrès, jusqu'à ce que nous ayons mérité l'immortalité. Les jouissances temporelles ne sont donc pas le but, mais seulement un moyen de faciliter notre perfectionnement. Que si nous négligeons nos devoirs, cette négligence même entraînera notre déchéance. Gommel'a ditBenAzaï: « La récompense d'unebonne œuvre est une nouvelle bonne action, la peine d'un péché un nouveau péché » (Abôth, IV, 2)2.
On le sait de reste, toutes les pratiques et toutes les cérémonies du culte n'ont d'autre but que de nous exercer à l'occupation et à l'amour de Dieu seul3. Ces exercices doivent consister dans la méditation philosophique d'où l'imagination est bannie. Tous nos efforts doivent tendre à acquérir les vertus dianoétiques, à devenir rationnel en acte, à posséder l'intelligence en acte. La fin dernière de l'homme c'est la connaissance intelligible, la passion de Dieu. En s'élevant à cette perfection, l'homme réalise ce qui fait sa véritable essence4. Celui-là aurait atteint la perfection qui percevrait les hautes vérités et jouirait de cette connaissance, au point de pouvoir s'entretenir avec les autres et s'occuper de ses besoins, tandis que son intelligence tout entière serait tournée vers Dieu et que, par son cœur, il serait toujours en présence de Dieu, tout en étant extérieurement avec les hommes.