‹ MaïmonideChapitre 192 sur 195 · lb., p. 159; cf. Guide, II, p · texte numérisé non relu

lb., p. 159; cf. Guide, II, p

9. Épîtres à Calvin, XXV, p. 652 ; Christ, restit., Dialogi de Trinilate, I, p. 224. — Voir encore De chrcumcisionc, p. 465; Detrinit. erroribus, p. 70", 91\

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et presque toujours pour se déclarer d'accord avec lui. Il loue son interprétation allégorique1. Il admet avec notre docteur qu'on ne connaît Dieu que par ses œuvres-, qu'aucun attribut ne convient mieux à Dieu que celui de l'éternité, exprimé par le tétragramme3; qu'on rend le meilleur témoignage à Dieu par le silence, attendu que l'essence et les qualités divines ne sauraient être rendues par le langage, pas même saisies par la pensée4. Il estime que le philosophe juif a établi que les arguments d'Aristote en laveur de l'éternité du monde sont dénués de force probante5. Avec Maïmonide, Bodin se rallie à la doctrine de l'animation des sphères et à celle de la prophétie6. Avec lui il entend que l'intellect acquis ou actif n'est pas plus lié à l'organisme de l'homme que Dieu ne Test à l'organisme du monde 7 ; et encore, que Dieu n'est pas l'auteur de la destruction des choses ni la cause du mal, attendu que le mal n'est rien de positif, mais une simple privation du bien, comme l'obscurité est une privation de la lumière8.

Le Guide a eu également pour fervent lecteur le célèbre philologue J.-J. Scaliger (1530-1609). Dans une lettre à Casaubon, il écrit qu'on ne saurait trop admirer le More Neboukimd. Il déclare, ensuite, posséder, à côté d'une traduction hébraïque, un manuscrit en caractères hébreux de l'original arabe. Il estime que la version latine, faite sur la traduction hébraïque, est souvent à contresens et n'a pas saisi la pensée de l'auteur. Dans

1. De Republ., I, ch. 3 (Ursellis 1650); Thealr. nat. (Hannoviae 1605), 1, p. 85; Heplaplom., II (Schwerin 1857), III, p. 73; cf. Guide, I, p. 20: III, p. 73.

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