‹ MaïmonideChapitre 43 sur 195 · CHAPITRE Y · texte numérisé non relu

CHAPITRE Y

Le système cosmique de la philosophie judéo-arabe est un mélange des théories d'Aristote, de Ptolémée et des néo-platoniciens.

Tous les êtres en dehors de Dieu, c'est-à-dire renscmble de la création se divise en trois parties : 1° les Intelligences pures ou anges ] ; 2° les corps des sphères célestes, individus matériels et permanents; 3° la matière première, qui par les quatre éléments constitue les êtres sublunaires dont les individus périssent, mais dont les espèces demeurent 2.

Les Intelligences, les astres et les sphères composent le monde supérieur 3, les quatre éléments le monde inférieur 4.

L'univers ne forme qu'un seul individu '. Il n'a absolument aucun vide, il est un solide plein qui a pour centre le globe terrestre. La terre est environnée par l'eau, l'eau

t. Par « Intelligences pures » ou « substances séparées » (Ta xey/optq/iva, dans Aristote, Traité de l'âme, liv. III, eh. 71), les philosophes arabes désignaient les intelligences purement spirituelles des sphères.

Avicenne pose trois sortes d'êtres : l'Être nécessaire dont le contraire est le possible. Dans le possible, il faut distinguer ce qui est possible par soi et nécessité par une cause extérieure, les Intelligences et les sphères ; ce qui est possible seulement, les choses sublunaires qui naissent et périssent. Dans ce qui suit, Maïmonide s'inspire d'Alfarabi et d'Avicenne.

2. Guide, II, ch. 10, p. 91 ; ch. 11, p. 95; III, ch. 21, p. 157.

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