Consultations rabbiniques
1 s MAÏMONIDE.
Maïmonide sur le cas suivant : Quelqu'un ayant fait broder sur son tallith ldes versets delà lUble, le rabbin lui , çnil del'enlever. L'autre sTy refusa. Que faut-il en Malmonide répond qu'il est interdit d'appli-
ll'llNfl'
quer des \ ersets de la Torah de cette manière et à pareil iu | e. Le propriétaire du tallith, par son ornementation, poursuivait une intention pieuse; qu'il fasse donc acte de m. m. piété, en détachant la broderie. Quant au rabbin, il doit us»! de ménagement, reprendre les pécheurs avec douceur ei n'intervenir que quand c'est nécessaire. Ailleura il dil : Nous entendons trop parler d'unions, pas asseï d'union ». Dans une autre consultation2, il déclare qu'on peu! instruire les chrétiens dans les prescriptions du jadalsme, attendu qu'ils reconnaissent lecaractère divinde
itureet la mission de Moïse. D'initier les chrétiens à nos doctrines et coutumes, ajoute-il, cela peut même avoir d'excellents résultats. A propos de la question qui lui avait été adressée, de savoir si les mahométans doivent être considé-
omme idolâtres, Maïmonide répond qu'on doit les regarder comme monothéistes, bien qu'ils aient conservé quelques pratiques païennes. Une réponse particulièrement intéressante est celle connue sous le nom de « Lettre aux docteurs de Marseille », où notre théologien s'élève énergiquement contre l'astrologie 3. Tout cela, dit-il, n'est que fantasmagorie. Il ne veut point d'une foi aveugle et purement verbale. « La croyance, dit-il ailleurs, n'est pas quelque chose qu'on prononce seulement de bouche, mais elle doit être conçue dans l'âme avec la conviction qu'elle es! I< lie qu'on la conçoit » [Guide, I, ch. 50, 179; cf. III, ch.5i, p. MO).
Tandis que l'autorité de Maïmonide étendait son rayonnement sur les Communautés les plus éloignées, son activité s'exerçait plus directement sur les juifs d'Egypte. En IIT.j, il avait été nommé officiellement rabbin du Caire.
i. Bcharpe sacrée.