‹ MaïmonideChapitre 6 sur 195 · I. KôbéÇi I, 14 bb; Peér ha-Dôr,hO · texte numérisé non relu

I. KôbéÇi I, 14 bb; Peér ha-Dôr,hO

Voir p. 26,

Toutens'adonnant avec zèle à ses fonctions rabbiniques et médicales, Maïmonide trouvait le temps de poursuivre ses recherches philosophique et religieuses, si bien qu'en 1180 il achevait son grand ouvrage, le Mùchné Torah, « Répétition de la Loi ». Maïmonide avait mis dix ans à composer cette œuvre, dont le titre est emprunté à Dt., XVII, 18. Plus tard, on lui donna un second titre, celui de Yad ha-lHazaqah, « Main forte », d'après Dt., XXXIV, 12, eu égard aux 14 livres (les lettres hébraïques yod et daleth = lk) que cet ouvrage comprend.

Le Mischné Torah est une codification de la législation et de la religion juive, tant biblique que rabbinique. Il constitue un prodigieux et admirable effort de classement des innombrables matériaux que renferme et agite « l'océan du Talmud ». Unissant des qualités d'analyse pénétrante à un esprit de vigoureuse synthèse, Maïmonide a débrouillé le chaos des éléments rabbiniques, ramassé les données dans une construction forte et serrée. Laissant les digressions et les controverses, tout en ne négligeant aucun détail important, il rattache les faits particuliers aux principes généraux, groupe les prescriptions et les indications éparses en un système lumineusement ordonné, formule les décisions en sentences courtes et nettes, les classe d'après un ordre logique en livres, sections, chapitres et paragraphes. Dans l'Introduction, il retrace la suite de la tradition depuis Moïsejusiju'à la clôture du Talmud, puis il expose sa méthode. Il distingue entre les paroles du Talmud, du Sifra, de la Tocifta1 et celles des Gheonim; les premières obligent tous les Juifs, les secondes tirent leur valeur de la nécessité ou de l'utilité des temps et des lieux et de l'autorité respective des docteurs qui les ont émises.

« Maïmonide, dit Graetz2, y a fondu en un tout harmonieux les diverses opinions de ses prédécesseurs; il n'y a manifesté pour aucune doctrine ni dédain i

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