‹ MaïmonideChapitre 65 sur 195 · Talmud Mrf(/«, 16b ; Berakélh, 23b · texte numérisé non relu

Talmud Mrf(/«, 16b ; Berakélh, 23b

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lorsque] pleut <>u qu'il Fait une sécheresse. Mais la crainte de Dieu csl Le l'ait du vouloir' humain.

Cependant, certains textes de L'Écriture semblent affirmer la prédestination. Ainsi, dans Gen.} XV, 13, Dieu dit à Abraham : « Ils les asserviront etlcs opprimeront »; Dieu a (\<>\\c prédéterminé les Égyptiens à opprimer les Hébreux ! Pourquoi, des lors, a-t-il puni les Kgyptiens d'actions dont ils n'étaienl pas responsables ?À quoi l'on répondra : c'est comme si Dieu avait dit que parmi ceux <jui naîtraient, il y en aurait qui seraient vertueux et d'autres (jui seraient méchants. Pourtant, par cette parole divine, tel ou tel méchant n'aurait nullement été forcé d'être méchant ; s'il L'a été, c'est parce qu'il a voulu l'être de propos délibéré. Toujours, l'individu reste maître de se diriger dans le sens qu'il lui plaît ; à moins cependant que Dieu, pour le punir de certains péchés, ne lui enlève précisément la faculté du libre arbitre J.

Mais, dira-t-on, il y a la prescience de Dieu ! — La prescience de Dieu n'empêche pas le libre arbitre de l'homme 2. La connaissance anticipée de ce qui naîtra des choses possibles n'exige pas nécessairement qu'elles se réalisent de l'une des deux manières possibles. Dieu sait d'avance laquelle des deux voies, de la bonne ou de la mauvaise, l'homme choisira ; mais cela n'enlève aucunement à l'homme la faculté de choisir. Toute la législation sacrée implique ce principe que la prescience divine ne fait pas sortir le possible de sa nature.

Dieu ne change pas par miracle la nature des individus 3. C'est en vue de ce principe fondamental qu'il est dit : « Oh ! s'ils avaient toujours ce même cœur... ! » (Dt., V, 26). Dieu laisse donc à l'homme une pleine liberté. L'homme peut dompter ses instincts ; partant, il est res-

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