I, Ch. 46, pp. 156, 157; III, ch. 21, p
7. II, ch. 24, p. 195; 111, ch. 51, p. 436. Dans son Commentaire de la
(/est grâce à L'influx de l'intellect agent que nous pensons et c'est à proportion de l'intensité de cet influx que nous sommes supérieurs les uns aux autres.
Trois cas peuvent s<* présenter : l°ou l'intellect agent se répand sur la faculté rationnelle et sur celle-là seulement; 2n ou sur la faculté Imaginative et sur celle-là seulement ; 3° ou il agit simultanément sur ces deux facultés.
Dans le premier cas, nous avons la classe des esprits scientifiques et spéculatifs; dans le second, la classe des Législateurs, des devins, des augures, des thaumaturges, etc. ; da us le troisième, la classe des prophètes.
La prophétie est donc une émanation de Dieu qui se répand, par l'intermédiaire de l'intellect agent, sur laraison, puis sur l'imagination. La prophétie est le plus haut degré de perfection auquel l'homme puisse atteindre1.
Plusieurs conditions sont également et solidairement nécessaires pour former le prophète 2; il faut :
1° Une intelligence aussi solide que profonde ;
2° Le goût le plus vif pour les grands problèmes qui sollicitent l'esprit humain et un exercice soutenu delà spéculation, de manière à passer de la puissance à l'acte ;
3° La moralité la plus haute, au point de s'être dégagé de toutes les préoccupations et jouissances vulgaires;
4° Un cerveau dont la substance soit extrêmement bien proportionnée, tant pour la pureté de la matière et la complexion propre à chacune de ses parties, que pour la quantité et la position. Et il faut plus particulièrement être doué quant à la faculté imaginative.
L'imagination joue un rôle éminent dans la prophétie3. Cette faculté conserve le souvenir des impressions sensibles, elle les combine et les reproduit. Son activité
Mlschna (introd. au X« chap. de Sanhédrin) et les Huit Chap., ch. 7, p. 55, Maïmc-nide avait promis un ouvrage spécial sur la Prophétie, il y renonça dans la suite; voir Guide, Introd., p. 14.