‹ MaïmonideChapitre 91 sur 195 · Ib., ch. 2, p · texte numérisé non relu

Ib., ch. 2, p

3. Le motazélite Abou'I-Houdaïl emprunta sa formulation des attributs aux philosophes grecs ; voir Schahrastani, I, 49. La question des attributs a préoccupé Spinoza; cf. Freudenthal, Spinoza und die Scholaslik, dans Philos. Aufsaetze Ed. Zeller gewidmet, Leipzig 1887, p. 124.

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de deux choses l'une : ou bieD il se confond avec l'essence, [lest analytique, «et alors nous sommes en présence d'une pure tautologie ; ou bien il s'ajoute au sujet, il est une circonstance de L'essence, il est synthétique, et donc un accident1. Mais il ne saurait y avoir, en fait d'unité réelle, qu'une essence une et simple, excluant toute idée de multiplicité2. Poser en Dieu des attrihuts, ce serait admettre d'autres essences éternelles. S'il vivait par la vie et connaissait par la connaissance, il y aurait en dehors de lui de nombreuses divinités:!.

Tout attribut affirmatif doit rentrer dans l'une des cinq classes suivantes :

1° La chose a pour attribut sa définition; exemple : « L'homme est un animal raisonnable », — simple tautologie. Ce genre d'attribut ne peut pas s'appliquer à Dieu; car Dieu n'a pas de causes antérieures qui aient déterminé son existence, de manière qu'elles puissent servir à le définir. Dieu ne saurait être défini ; notre idée de Dieu n'est pas univoque, elle n'appartient à aucun genre4.

2° La chose a pour attribut une partie de sa définition ; exemple : « Tout homme est raisonnable ». Ce genre d'attribut doit être écarté de Dieu, car s'il avait une partie d'une quiddité, sa quiddité serait composée 5.

2° La chose a pour attribut une qualité non expres-

1. « Tout ce qui s'ajoute à l'essence y est accessoire et n'est pas le complément de sa véritable idée ; c'est là précisément le sens d'accident », Guide, I, ch. 5t, p. 184.

2. Ib., I, ch. 50, p. 180, et ch. 51, p. 183; ch. 47, in fine, p. 171.

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