Guide, I, ch
dans L'agent. De ce que le feu blanchit, noircit, brûle, liquéfie, etc., il n'y a pas lieu de lui attribuer autant de qualités spéciales ; e'esi par La seule chaleur qu'il produit ces effets différents. Pour manifester son activité en des opérations fort variées, La Raison n'en est pas moins une. Par conséquent, on peut admettre des actions diverses de la divinité tout en posant la simplicité absolue de son essence. Encore, pour les attributs d'action, ne veut-on pas dire que Dieu possède des qualités morales, mais qifil produit des actions semblables à celles qui chez nous émanent de qualités morales, c'est-à-dire de dispositions de L'âme, non pas que Dieu ait de pareilles dispositions1.
D'aucuns 2 prétendent qu'il y a des attributs dont on ne conçoit pas que Dieu soit dépourvu et qui, pourtant, ne peuvent être placés sous la rubrique des attributs d'action. Ces attributs sont : vivant, puissant, sachant, voulant... Si par « savoir » on entend « se percevoir soimême », vie et science ne faisant qu'un en Dieu, il n'y a pas là deux attributs distincts0 ; si par science on entend celle que Dieu a des choses créées, il n'y a pas lieu d'ériger la science en attribut essentiel, pas plus que la puissance et la volonté, attendu que ces attributs rentrent dans la classe des attributs d'action ou de rapport.
Certains s'imaginent obtenir une conception réelle de Dieu, en portant à la perfection la vie, la puissance, la science, la volonté, conçues d'après le mode humain. Mais ce n'est qu'homonymie, n'y ayant aucune similitude entre l'essence divine et la nôtre. « Il n'y a pas plus de rapport entre Dieu et les créatures qu'entre la science et la douceur, quoique cette dernière soit du genre supérieur de la qualité4 ». Donc, il ne saurait exister une