‹ MaïmonideChapitre 97 sur 195 · Cf. ïeçodé ha-Torah, II, 10; Maamar ha-Yihoud, p · texte numérisé non relu

Cf. ïeçodé ha-Torah, II, 10; Maamar ha-Yihoud, p

core le mot fausse L'idée, attendu que le mot éternel enveloppe un rapport avec le temps, lequel est un accident du mouvement qui compète au corps. Or Dieu n'a pas de corps, il est au-dessus du temps1. De plus, ce mot exprime une relation par rapport à ce qui n'a pas toujours été; or Dieu ne saurait être mis en relation avec rien2.

Les seuls prédicats que nous soyons en droit de formuler sont, des attributs négatifs. Les attributs affirmatifs désignent toujours une partie du sujet, soit une partie de s.i substance, soit un de ses accidents, tandis que les attributs négatifs ne nous font rien connaître de l'essence3.

C'est avec Al-Kindique la tbéorie des attributs négatifs, comme étant les seuls attributs admissibles, s'établit dans la philosophie arabe. Les théologiens juifs Bahya, Ibn (iabirol, Juda Halévi, Joseph ibn Çaddiq, Abraham ibn Daoud se prononcent tous également pour cette classe d'attributs. Cependant aucun d'eux n'a poursuivi les conséquences de ce principe avec la rigueur qu'apporte Maïmonide.

De Dieu, dit-il, nous ne saisissons rien sinon qu'il est, mais non pas ce qu'il est. La faiblesse de notre entendement est incapable de comprendre celui qui est la plénitude de l'être, nous ne comprenons pas sa scienne et nous ignorons la loi de sa sagesse4. Il n'est susceptible d'au-

1. Cf. Guide, I,ch.52,p. 199 ;II, ch.13; krktoie. Physique, liv. IV, ch. 10-12.

2. Cf. I, ch. 52, p. 200. Philon n'admet pas non plus qu'on reconnaisse à Dieu aucun attribut positif. Dieu est meilleur que le Bien, plus pur que le Un, Des Peines et des Récompenses, % 39-40, trad. L. Cohn, p. 392, Breslau 1910; il est insaisissable même pour les prophètes; seule son existence est compréhensible (uirapl-iç), mais non son essence (oùcua), De monarch., II; cf. Comment, allég. des Lois, éd. Cohn, 1. \} xxix, 91 : « L'intelligence qui est en nous est incapable de se connaître elle-même; comment, sans connaître elle-même la substance de sa propre âme, déterminer exactement l'âme de l'univers qui est Dieu? » Mêmes expressions chez Jean Chrysostome, Homélie 5e contre les Anoméens, § 4.

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