SCENE IX
SIMON, BRIDIER, pui. MADAME BRIDIER, puis COLETTE.
SIMON
Elle est féroce, votre femme I
Hélas! à qui le dites-vous!
SIMON
Qu'est-ce que je lui ai fait?
BRIDIER.
Et moi donc !
SIMON
Vous, vous êtes son mari. Mais, moi, pourquoi m'en veut-elle 1
BRIDIER.
Elle ne vous en veut pas! Elle a la rage de se mêler des affaires d'autrui en général pour les embrouiller.
SIMON
Mon vieux Bridier, je suis bien malheureux!
BRIDIER.
Rien n'est encore perdu! Plaidez votre cause I De l'éloquence ! hardi !
SIMON
Ah! ouiche! Tous mes moyens me lâchent, dés que j'en ai besoin! Je bafouillerai, je serai lamenta-
Lie... Ah I mais, je vous préviens^ si je perds Colette, je tords le cou i\ madame Bridier 1
Ne me faites pas de fausse joie 1
MADAME BRIDIER.
Sar mes instances, Colette consent à un entretien de dix minutes.
SIMON
Seulement ?
MADAME BRIDIER.
Dix minutes, pas une de plus.
SIMON
Allons ! appelez-la.
Madame Bridier ouvre la porte, Colette entré. MADAME BRIDIER, à Colette.
Du courage I Ne faiblissez pas.
COLETTE
Je suis parfaitement tranquille I
BRIDIER, à Simon.
De l'éloquence! hardi, (passant près dé Colette.) Un bon mouvement, voyons I
MADAME BRIDIER.
Léon t
BRIDIBB,
Voilà, chère amiel