‹ Maine de BiranChapitre 54 sur 140 · Œuvresinédites..., t. I, p · texte numérisé non relu

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instinctifs, est le symbole d'un désir affectif. L'action qui, commençant dans un centre unique, effectue les mouvements libres, qu'il dépend de l'individu de faire ou de ne pas faire, est le symbole propre d'une volonté motrice. » Celle-là dépend de la sensibilité; celle-ci peut à son gré la suivre ou la contredire et s'y opposer et, seule, elle s'en distingue. Ces conclusions vont rejoindre et confirment celles auxquelles le témoignage de la conscience nous a déjà conduits. Les physiologistes ne peuvent atteindre l'effort dans sa nature intime ; mais ils nous en montrent l'image, et comme la projection, dans les mouvements du corps. Bien mieux, ils attestent, eux aussi, son existence à leur manière : les effets qu'ils constatent exigent cette cause hyperorganique et indépendante \ Eux aussi, par une voie diJGférente, ils aboutissent à l'effort.

Mais l'effort, tel que nous venons de le décrire, est-il intelligible ? 11 est distinct de la sensibilité ; son origine ne se confond pas avec celle de la vie animale. Il n'a pas d'antécédent; il se pose lui-même : c'est un commencement absolu. Mais un commencement absolu n'estil pas contradictoire? Et s'il ne l'est pas, à quel degré de l'évolution de la vie animale faut-il le placer?

La difficulté est grave. L'effort n'est pas une poussée aveugle et sourde ; c'est un acte libre. Et cet acte qui est

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