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LES SOURCES DE LA DOCTRINE
qui résulte de la vie, avec le contentement intérieur de la conscience, qui s'attache aux bonnes actions et aux bonnes pensées, au bon emploi de nos facultés ^. »
C'est lentement qu'il va sortir de cette erreur et prendre conscience du désir fondamental de son âme. Avant d'arriver au terme, il s'arrête un instant dans le stoïcisme. Ce n'est qu'une halte. Cette évolution de sa pensée parait liée à la philosophie de Teffort et il en viendra à les identifier. « Penser, dira-t-il, est un acte moral. » Ces deux phases pourtant sont distinctes et n'ont pas la même durée. C'est vers 1804. que la théorie de l'effort est née dans son esprit. Or en 1815 il écrit : « Jusqu'à présent, j'ai attendu tout mon bien-être de ces dispositions organiques, par lesquelles seules j'ai souvent éprouvé des jouissances ineffables 2. »
C'est seulement lorsqu'il s'aperçoit que décidément elles lui manquent 3, qu'il se tourne vers le stoïcisme; et au moment où ce système lui paraît le meilleur, le plus conforme à la nature*, il semble qu'il n'y adhère pas sans effort. « L'art de vivre consisterait, dit-il, à affaiblir sans cesse Vempire ou l'influence des impressions spontanées. . . » « Consisterait! » C'est un vœu, tout au plus un projet. Il est vrai qu'il ajoute : « Il faut que la volonté préside à tout ce que nous sommes ^.
Mais n'est-ce pas comme un ordre qu'il s'intime à lui-