H fut nommé par Boussioa représentant du peuple
2. Il avait épousé, à Périgueux, M"* du Cluseau, née Louise Fournier. Il eut d'elle un fils, Félix et deux filles, Éliza et Adine. Elle mourut le 3 octobre 1805.
3. Maine de Biran, Sa vie et ses pensées, publiées par Ernest Naville, p. 377 et passiro, Paris, 1857.
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sormais. Et, dans la chaude atmosphère du foyer, son âme inquiète et endolorie se calme, s'assainit, semble revivre. Son esprit en ressent une heureuse influence; c'est alors que deviennent fréquentes les heures où, suivant une expression qui lui est familière, il est « en bonne fortune avec lui-même ».
De cette époque date son premier ouvrage. Le Mémoire sur l'habitude, qui fut couronné par l'Académie en 1802*. Peu curieux de renommée, sentant bien d'ailleurs que ces études qui le passionnent ne peuvent, surtout à cette époque, émouvoir l'opinion, au jugement du public il préfère celui des Académies. C'est le seul de ses écrits qu'il a publié lui-même. Mais il envoie, en 1806, à l'Institut*, son Mémoire sur la décomposition de la pensée; en 1807, à l'Académie de Berlin, son Mémoire sur la Perception immédiate et en 1811, à F Académie de Copenhague, son Mémoire sur les rapports du physique et du moral de P homme.
Son Mémoire sur Vhabitude Ta mis en rapport avec les derniers représentants de la philosophie sensualiste, Destutt de Tracy et Cabanis. Les relations deviennent bientôt sui^ies, presque intimes : Destutt de Tracy approuve et encourage ses travaux ; Cabanis s'inquiète de sa santé et lui écrit des lettres où le diagnostic et les prescriptions du médecin s'unissent aux sollicitudes de l'ami; quoique habitant la province, il est regardé comme membre de la célèbre société d'Auteuil.
1. La commission qui examina son ouvrage était composée de Cabanis, Ginguené, La Réveillère-Lépaux, Daunou, Destutt de Tracy.
2. n fut élu membre correspondant de la classe d'histoire et de littérature ancienne.
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Ce n'était pas pour lui concilier la faveur de Napoléon, qui fait surveiller ceux qu'il nomme dédaigneusement les idéologues et qui les tient à distance. Aussi, lorsqu'en 1808, par l'entremise de son ami Ampère, il sollicite une place de recteur dans l'Université, il est éconduit. Nul ne pouvait être recteur, s'il n'avait déjà été professeur. Mais professeur, Maine de Biran avait voulu l'être ; et, sur le conseil de ses amis, il avait demandé une chaire de mathématiques au lycée de Versailles, en 1803 : elle lui avait été alors refusée pour des motifs ignorés. Il dut regretter cet échec. Il avait le goût de l'enseignement; il croyait en avoir les aptitudes; il lui garda toujours son estime. En 1816, quand on discutait, dans la Chambre introuvable, la loi sur le cumul, il prit la parole en faveur de ces salariés exceptionnels dont la fortune ne fut jamais ni;le premier aiguillon, ni la fin, ni la récompense..., « professeurs, savants de premier ordre, occupés à agrandir le domaine des sciences et à multiplier sans cesse les conquêtes de l'homme sur la nature ».
Ne pouvant enseigner, il fonda une école, non plus de hautes mathématiques, mais d'enseignement élémentaire. Pestalozzii venait d'inaugurer sa méthode qui rencontrait des contradicteurs et des adversaires, mais aussi des admirateurs enthousiastes et des adeptes fervents. Napoléon avait refusé de l'entendre ; Maine de Biran lui offrit un asile. Il voyait une application et comme un prolongement de sa propre théorie dans la méthode de ce rénovateur de l'éducation populaire. Celui-ci, en effet, se proposait d'éveiller la spontanéité de l'élève, de le pousser,