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THÉORIE DE LA CONNAISSANCE
Mies comme une sorte d'émulation qui les pousse à
A Ha même tension; et par là peut s'entend e prendre la me ^^^ ^^^^^^^
l'éveil de la pensée, quana la vie
nl«n développement. Quelque nom quon lui à son plein deveioip
procédaient de la même àme.
Si Maine de Biran hésite dans la ^^f'^^:^;'2'Zt U retrouve sa fermeté quand il reprend pied dans 1 expe
'T; a en nous deux sortes, ou mieux, deux degrés ^ineolsLt. Le premier enveloppe ce qu'il y ^^^
• „i^ -Iac imae-es les affections, les ten rce:Vul™etp"trier\ere.ardde.^^^^^^^^^ r:;dévei:ppentennousavantl'éveildeno.epense
et subsistent dans son absence ou son --- ^^^^ ^^^ pensée peut les pénétrer, les connaître ; et ce sont eUes qui donnent un aliment à son activité. .^Ues concouren^ a la connaissance : elles en sont la matière ; le moi en fourmt
'' IrLous de cet inconscient, il en est un autre, ^ profond, plus inaccessible : c'est comme un degré inferieur de la vie animale, plus éloigué de la lum re II en résulte que l'état de l'organisme demeure obsurn es^. ianiais l'objet d'une connaissance claire et distincte se dérobe parfois totalement aux prises de 1 esprit et nest
perçu que dans ses effets.
U's agissent l'un et l'autre sur la pensée tout entière, qui
'il
est à la fois intelligence et volonté; mais pourtant l'un agit principalement sur l'intelligence et l'autre principalement sur la volonté.
Nous n'avons rien à dire ici du premier : entrer dans le détail de son action sur le moi, ce serait exposer la théorie de la connaissance, qui trouvera sa place un peu plus loin. Mais nous parlerons du second ; il vaut la peine qu'on s'y arrête.
Ici, Maine de Biran se détache entièrement de la pensée pure de Descartes et de la sensation abstraite des idéologues : il déserte la science purement logique et grammaticale. Comme il est allé au delà de la pensée jusqu'à l'effort, au delà de la sensation jusqu'à l'activité spontanée, il veut chercher d'où surgissent et les affections qui paraissent naître sans cause, et cet état général heureux ou malheureux qui se perpétue pendant notre vie et qui en est comme la caractéristique. Il était prédisposé et comme contraint à cette enquête par son caractère. Il a cherché, sans doute, et trouvé une force pour dominer sa nature inquiète; mais il était trop curieux de lui-même pour ne pas s'enquérir d'abord des causes de cette inquiétude, puis de la paix sentie qui lui succédait parfois et où la volonté n'avait aucune part. 11 a exploré les sous-sols de la conscience, y a fait des découvertes dont il a pressenti les développements et les succès futurs; et la science contemporaine, celle même qui le combat, relève de lui. Délimitons d'abord le terrain de cette nouvelle enquête,
La ^ae inconsciente est une vraie vie, inférieure et parallèle à la vie consciente : nous v trouvons, en allant de la surface au centre, la sensation qui correspond à la
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«ensée, la tension de l'énergie spontanée qui correspond à Vetfort, et le principe vital qui est le fondement de la ^-le animale, comme l'âme est la source de la vie intellectuelle. Les sensations peuvent toutes devenir conscientes; le principe vital est ainsi que l'âme elle-même, et mieux que l'âme inconscient. Nous n'arrivons à lui que par le raisonnement et l'induction; il échappe à toute prise directe ou indirecte. C'est donc dans la région intermédiaire entre les sensations et le principe vital qu'est situé le domaine de l'inconscient, dans l'énergie spontanée d'où émerge la
vie animale.
De même que, dans la vie consciente, l'effort est un et identique; de même, dans la vie animale, la tension de l'énergie spontanée est unique. Mais, si elle est unique par son fond, elle s'épanouit en sensations spécifiquement distinctes. Les unes ont leurs organes à la périphérie du corps : ce sont les sensations externes; les autres ont leur siège à l'intérieur (Maine de Biran les place dans les ganglions nerveux de la région précordiale) : ce sont les sensations internes. Les unes et les autres agissent a leur manière sur l'énergie active et y laissent des impressions qui demeurent inconscientes'.
Ces impressions, nous ne pouvons les atteindre directement en elles-mêmes, puisqu'elles sont données comme inconscientes; mais peut-être y a-t-il quelque moyeu de les saish- dans leurs effets. En face du monde, sur lequel la monade humaine n'a pas d'issue, Leibnitz se posait cette question : étant donné l'état de l'âme, que doit être le