Œuvres inédites.... 1. 1, p- 301 ; t. II, p
Résultat d'une volonté libre et d'une matière mobile et essentiellement relative, nos idées générales sont contingentes. La science manquerait de fondement, si nous n'avions pas d'autre voie pour arriver à la vérité.
Nous en avons une autre : au-dessus des idées générales,
il y a les notions.
11 existe, comme nous l'avons dit, trois éléments dans toute perception : le sujet qui perçoit, le mode perçu, le terme extérieur où ce mode est rapporté. L'esprit peut s'arrêter au mode, s'éloigner du terme qui en est le support et du sujet qui le perçoit, pour s'élever à l'idée générale. Il peut suivre une marche inverse et se diriger de la surface de l'être vers l'intérieur, vers le terme auquel le mode est rapporté et vers le sujet qui le connaît; c'est de là que procèdent les notions.
Par les notions, nous connaissons le sujet. Par elles aussi, nous connaissons l'objet, mais d'une manière différente : c'est à l'aide du premier que nous arrivons au second. Directement l'objet nous est inaccessible ; il est fermé. Nul moyen d'en forcer l'enceinte et de pénétrer dans son intérieur : les phénomènes qui nous le manifestent, nous le dérobent; leur trame serrée demeure impénétrable. Elle a pourtant une brèche, une seule, en. nous. Nous sommes le seul être que nous puissions voir du dedans, non plus uniquement dans les résultats de son activité, mais dans son activité elle-même. Les autres objets, nous
THÉORIE DE LA CONNAISSANCE
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nue et retrouve son fondement et son ob3et dans le.^
M-m.me. Elle est donc ^étern^i^e par u. n^depen ^
pas dans sa formation de la liberté de 1 esprit .
pas arbitraire.