‹ Maine de Biran, sa vie et ses penséesChapitre 12 sur 85 · mars · texte numérisé non relu

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yi« DE MAINE DB BIRAN. 65

Haine de Biran à Paris.

Développement religieux; — Dernière direction de ses travaux

philosophiques.

Tandis que dans la vie publique, M. de Biran se sentait assailli de mille inquiétudes, dans la vie intérieure, il s'élevait, an travers de bien des luttes, à une vue de plus en plus se* reine et complète des choses de Tâme. Y a-t-il un point d'appui et où est-il? Aicette question depuis longtemps posée, M. de Biran, éclairé par une première expérience, avait répondu : • Ce point d'appui ne peut se trouver au dehors, les objets passagers du monde qui nous entoure ne sauraient nous donner le repos, ■ et il inclinait au stoïcisme, à la doctrine qui fait chercher dans la seule force de Pâme le point d'appui nécessaire. Au sein dos commotions qui amenèrent à deux reprises la chute de Tempire, l'expression de ses besoins intérieurs revêtit une nouvelle forme. L'instabilité des choses humaines était écrite dans ces événements avec des caractères trop visibles pour que son esprit, mûri par les années, n'en reçût pas instruction. Pendant les GentJours, ses espérances furent détruites, son avenir se trouva compromis, son présent élait incertain. Froissé dans toutes ses convictions, inquiet pour luimême et pour sa famille, il fut comm^ contraint à chercher, pour y reposer son âme, une pensée fixe, une pensée éternelle. < Pour me garantir du désespoir », écrit-il à celte époque, « je penserai à Dieu, je me réfugierai dans son sein k •

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